‹ Catéchisme positiviste, ou, Sommaire exposition de la religion universelleChapitre 35 sur 115 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

loujours les lois plus générales de l'ordre matériel , dont l'immuable prépondérance domine tous leurs pliénomènes propres , sans toutefois annuler jamais leur spontanéité. Un troisième pas encyclopédique , pleinement analogue aux précédents, subordonne donc la biologie, et, par suite, la sociologie avec la morale, à la grande science inorganique que j'ai nommée COSMOLOGIE. Son vrai domaine consiste dans l'étude générale de la planète humaine , milieu nécessaire de toutes les fonctions supérieures , vitales , sociales, et morales. Elle serait donc mieux qualifiée par le mot Géologie, qui présente directement une telle signification. Mais l'anarcliie académique a tellement dénaturé cette expression que le positivisme doit renoncera l'employer, jusqu'à la prochaine élimination de la prétendue science qu'on en a décorée. Alors on pourra mieux suivre les lois du langage, en appliquant , à l'ensemble des études inorganiques , une dénomination plus exacte , dont la nature concrète doit même rappeler davantage le besoin d'apprécier chaque existence dans le cas le moins compliqué.

Je bornerais ici l'opération encyclopédique , sans décomposer aucunement la cosmologie, si je n'avais en vue que l'état final de la raison humaine, qui devra contracter les sciences inférieures et dilater les supérieures. Mais il faut aussi pourvoir maintenant

aux besoins spéciaux de l'initiation occidentale, dont l'équivalent essentiel se reproduira toujours dans chaque évolution individuelle. Ce double motif m'oblige i^i distinguer, en cosmologie, deux sciences également fondamentales, dont l'une, sous le nom général de PHYSIQUE, étudie directement l'ensemble de l'ordre matériel. L'autre, plus simple et plus générale, justement qualifiée de L^JATHÉMATIOLlE,sertde base nécessaire à celle-ci, et dès lors à tout l'édifice théorique, en appréciant d'abord l'existence la plus universelle , réduite aux seuls phénomènes qui se retrouvent partout. Sans celte décon)position , on ne concevrait point l'essor spontané de la philosophie positive, qui ne put commencer que par une telle étude , que son perfectionnement plus rapide fit d'abord regarder comme la science unique. Quoique son nom rappelle beaucoup trop ce privilège initial , depuis longtemps effacé, on devra le conserver jusqu'à ce que la supériorité naturelle de ce type scientifique et logique ait assez réglé l'essor populaire des lois encyclopédiciues. Alors une dénomination moins vague et mieux construite pourra caractériser son vrai domaine , afin de comprimer systématrquemenl l'aveugle ambition théorique de ses adeptes trop exclusifs.

Qwoi qu'il en soit, vous devez reconnaître la nécessité de descendre jusque-là pour trouver à l'échelle

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