‹ Catéchisme positiviste, ou, Sommaire exposition de la religion universelleChapitre 65 sur 115 · U8 CATÉCHISME POSITIVISTE · texte numérisé non relu

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spontané. Mais, quand il devient systématique, on construit la foi pour régler l'amour, l'cl est le point où notre catéchisme se trouve parvenu : d'après la loi dont vous êtes maintenant pénétrée , je dois vous apprendre à consolider et développer l'amour qui \ous inspira toujours. Cette division principale de la religion équivaut à la vraie distinction générale entre la théorie et la pratique. Nous avons assez étudié le domaine théorique de la religion positive. Maintenant nous passons à son domaine pratique.

Or, celui-ci se décompose nécessairement en deux, d'après la distinction naturelle entre les sentiments et les actes. La partie théorique de la religion ne correspond qu'à l'intelligence, seule base possible de la foi. Mais sa partie pratique embrasse tout le reste de notre existence , aussi bien nos sentiments que nos actes eux-mêmes. L'usage universel et spontané, qui constitue le meilleur régulateur du langage , consacre directement une telle appréciation , en qualifiant de pratiques religieuses les habitudes relatives au culte, autant, sinon davantage, que celles dont le régime est l'objet propre. Cette apparente confusion repose sur une sagesse profonde quoique empirique, qui, de bonne heure, apprit au public, surtout féminin , comme au sacerdoce, que le perfectionnement de nos sentiments surpass<î, en im-

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portauce et en diUiculté, L'amélioration immédiate de nos actions. Notre amour ne devenant jamais myjrtique, le culte positif appartient normalement au domaine pratique de la vraie religion : nous aimons davantage afin de mieux servir. Mais, d'uu autre, côté, nos actes comportent toujours, au véritable point de vue religieux , un caractère esseulielleiuent. altruiste.;, puisque la religion doit surtout uous disposer et nous enseigner à vivre pour autrui. Inspirées par l'amour, nos actions tendent, réciproquement, à le développer. Directement évidente envers le perfectionnement intellectuel, quand il est bien dirigé, cette aptitude naturelle s'étend même au progrès matériel , pourvu qu'il soit institué convenablement. Voilà pourquoi le régime, apprécié religieusement, appartient, autant que le culte, au domaine de l'amour.

Ce double principe, qui rend pratique noire culte et affectif notre régime, sans pourtant les confondre jamais , ne pouvait surgir tant que la religion resta ihéologique. Alors le culte et le régime étaient radicaiernent hétérogènes, l'un s'adressant à Dieu, l'autre concernant l'homme. Le culte ne dominait le régime que d'après la subordination nécessaire du second être au premier. Tous deux avaient un caractère essentiellement égoïste, suivant la constitution, profondément individuelle, d'une foi qui fut toujours in-

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louipalible avec l'existence naturelle des penchants l)ienveillanls , consacrée seulement par le positivisme. Alors la division entre le régime et le culte se trouvait «ussi tranchée que celle qui sépare le culte du dogme, de manière à rendre inintelligible le plan général de la religion , d'après notre juste répugnance aux combinaisons ternaires.

Dans l'état final, les distinctions religieuses de- \iennent, au contraire, non moins favorables à la raison qu'au sentiment. Le dogme y diflfère du culte et du régime beaucoup plus que ceux-ci 1 un de lautre. C'est ainsi que la constitution usuelle de la religion redevient ternaire, mais d'après une division toujours binaire, en y complétant la distinction principale par une seule subdivision , qui lui était irrationnellement comparée jusqu'alors. L'ensembl ede ces trois parties essentielles forme finalement une progression normale, vu l'homogénéité naturelle de ses divers éléments. Elle conduit sans effort de l'amour à la foi, ou réciproquement; selon qu'on y suit la voie subjective ou la marche objective, aux deux âges principaux de l'initiation religieuse , respectivement dirigée par la femme ou le prêtre. Mais, dans ces deux sens également usuels, le culte occupe toujours la même place , comme résultat du dogme ou source du régime ; ce qui suffit pour expliquer son aptitude journalière à représenter toute la religion.

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La Femme. Un empressement très-naturel à coiuniencer directement l'étude de notre culte , me faisait d'abord franchir , mon père , le préambule général que vous venez de m'exposer. Je sens maintenant combien il m'était nécessaire pour concevoir nettement le plan de la religion , dont je n'avais pas assez coordonné jusqu'alors les trois parties. Toutefois, ce précieux éclaircissement me parait tellement accompli que j'espère étudier immédiatement l'ensemble du culte propre à notre Déesse.

Le Prêtre. Nous ne l'adorons pas comme l'ancien Dieu , pour lacomplimenter, ma fille , mais afin de la mieux servir, en nous améliorant. Il importe de rappeller ici cette destination normale du culte po sitif , afin d'y prévenir ou corriger la dégénération mystique à laquelle expose toujours une attention trop exclusive envers les sentiments, en disposant à négliger, ou même oublier, les actes qu'ils doivent régir. 31on caractère plus systématique m'entraînerait davantage que vous vers un tel abus , dont les ravages pratiques seraient bientôt signalés par votr(3 sagesse spontanée , qui saurait même les compenser assez d'après une heureuse inconséquence théorique. 11 m'importe surtout d'éviter cette déviation dans le présent entretien, qui, plus abstrait et plus général, la rend à la fois plus imminente et plus grave. Vos

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rectilicalions empiriques finiraient, sans doute, par jiie ramener toujours, mais souvent trop tard; de manière à m'imposer ([uclquefois de la])orieu3es réparations.

Sous cette précaution continue , concevons l'ensemble du culte comme destiné systématiquement à lier le régime au dogme, en les idéalisant tous deux, suivant l'indication finale de rcntretien précédent. En tant qu'émané du dogme , il le complète et le résume , en nous rendant à la fois plus familière et plus imposante la notion de l'FIumanité, d'après une représentation idéale. Mais, comme type du régime. le culte doit tendre directement b. l'amélioration de nos sentiments ; en ayant toujours égard aux modifications que leur impriment habituellement les trois degrés de la vie humaine , personnelle , domestique, et sociale. Quoique ces deux manières générales de concevoir et d'instituer le culte puissent d'abord sembler inconciliables, leur concordance naturelle résulte de l'aptitude nécessaire d'une digne idéalisation du Grand-Être à consolider et développer l'amour sur lequel repose toute son existence. Dès lors, ce contraste primitif ne tend nullement à décomposer le culte en deux domaines séparables , dont l'un appartiendrait exclusivement à Tintelligence et l'autre au sentiment. Une telle division serait autant impraticable ordinairement que la distinc-

lion générale enti'e le calcul algébrique et le calcul arithmétique , qui ne peuvent vraiuieul s'isoler que dans des cas fort simples, la plupart même artiiiciels ; quoique ces deux calculs se mêlent toujours sans se confondre jamais. Cette comparaison donne une juste idée Ce l'intime connexité qui lie naturellement les deux aspects, intellectuel et moral, ou théorique et pratique, propre, soit à l'ensemble du culte positif, soit à chacune de ses parties. lUais, malgré la spontanéité de leur liaison d'après la nature du système religieux auquel tous deux se rapportent , leur sage combinaison suscite réellement la principale difficulté que puisse offrir l'institution de notre culte. Car le culte se trouve exposé , comme le dogme , et môme davantage, à dégénérer en mysticisme ou eu empirisme, suivant l'excès ou le défaut de généralisation et d'abstraction. Or, cesdeuxabus contraires produisent moralement des ravages équivalents; puisque l'efficacité sociale des senliments iiumains s'altère également quand ils deviennent trop subtils ou trop grossiers.

La Femme. Pour mieux apprécier cette difficulté générale, je crois pouvoir, mon père, la réduire à bien instituer la vie subjective , sur laquelle repose nécessairemeut l'ensemble du culte positif, soit qu'on l'envisage intellectuellement ou moralement. Notre Grand-Être se compose beaucoup plus de morts

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d'abord, puis de personnes à naître, que de vivants, tlouL la plupart ne sont mC'me que ses serviteurs , sans pouvoir actucUeineut devenir ses organes. 11 existe Irès-pcu d'hommes, et encore moins de femmes, qui soient, à cet égard, pleinement jugeables avant d'avoir aciievé leur carrière objective. Pendant la majeure partie de sa vie directe, chacun pourrait ordinairement compenser, et même fort au delà, le bien qu'il fit par le mal qu'il ferait. Ainsi, la population humaine se compose surtout de deux sortes d'éléments subjectifs, les uns déterminés, les autres indéterminés, entre lesquels son élément objectif, quoique de plus en plus minime, institue seul une liaison immédiate et complète. Je conçois dès lors que, pour nous représenter le vrai Grand-Être, le culte positif doit beaucoup développer, chez chacun de nous, la vie subjective : ce qui, d'ailleurs, le rendra , ce me semble . éminemment poétique. En même temps, de tels exercices, où la pensée s'opère surtout h l'aide d'images, deviennent très-propres à cultiver directement nos meilleurs sentiments.

La condition intellectuelle et le but moral me paraissent donc pleinement conciliablcs, suivant le principe que vous venez de me fournir. Mais ce moyen nécessaire me semble lui-même susciter une nouvelle difficulté générale. Car je ne conçois guère comment on pourra constituer , et surtout rendre

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unanime, cet essor journalier, tant privé que public, de la vie subjective, dont la pratique universelle devient pourtant indispensable à notre religion. Sans doute, la régénération totale de l'éducation humaine doit, à cet égard, procurer d'immenses ressources , qu'on peut difficilement mesurer aujourd'iiui. Je crains néanmoins qu'elles ne restent toujours insuffisantes pour surmonter une telle dilliculté, envers laquelle le passé ne me paraît fournir, au moins directement, aucun motif d'espoir général.

Le Prêtre. Au contraire, ma fille, j'espère dissiper l)ientôt vos inquiétudes, d'ailleurs très-naturelles, d'après une saine appréciation de cette longue inilialion, dont la construction même de ce catéchisme constate déjà la terminaison décisive. On ne peut, en effets méconnaître l'aptitude, naturelle et unanime, de notre espèce à vivre subjectivement, quand on y voit, pendant quarante siècles, prévaloir, sous diverses formes, une telle existence. Les esprits émancipés savent aujourd'hui que, durant cette immense épreuve, tous les cerveaux humains furent habituellement dominés par des êtres purement imaginaires, quoiqu'on leur attribuât une réalité extérieure. Mais les divers théologistes sont presque autant convaincus à cet égard ; puisque chaque foi juge ainsi toutes les autres, dont les partisans réunis

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lui opposèrent toujours uue forte majorité, surtout d'après la dispersion actuelle des croyances surnaturelles. Chacun n'excepte de l'illusion que sa propre Cable.

Nous sommes tellement enclins à la vie subjective qu'elle prévaut davantage à mesure qu'on remonte vers l'âge naïf de la pleine spontanéité, individuelle ou collective. La principale force de notre raison consiste, au contraire, à subordonner assez le subjectif à l'objectif, pour que nos opérations intérieures puissent représenter le monde extérieur, autant que l'exigent nos relations, actives et passives, avec son immuable prépondérance. Ce résultat normal ne s'obtient, chez l'individu comme dans fespèce, qu'au temps de la vraie maturité, dont il devienne meilleur signe. Quoiqu'une telle transformation tende maintenant à changer radicalement le régime de T entendement humain, elle ne nous înnpêchera jamais de développer la vie subjective . au delà même de tous les besoins du culte positif, (ne certaine discipline nous restera toujours nécessaire pour contenir assez notre disposition spontanée à trop substituer le detlans au dehors. Vous ne devez donc concevoir, à cet égard, aucune inquiétude sérieuse ; à moins de juger l'homme futur d'après la tendance actuelle dies spécialités scientifiques, à. éteindre l'imagination comme à dessé-

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cher le cœur; ce qui ne constitue que l'un des symptômes naturels de l'anarchie moderne.

La seule différence essentielle entre la nouvelle subjectivité et l'ancienne, doit consister en ce qu'elle sera pleinement sentie et avouée, sans que personne la confonde jamais avec l'objectivité. Xos contemplations religieuses s'accompliront sciemment au dedans; tandis que nos prédécesseurs s'efforçaient vainement de voir au dehors ce qui n'existait qu'en eux-mêmes ; sauf à rejeter sur la vie future la réalisation finale de leurs visions. Ce contraste général se résume aisément d'après une opposition décisive entre les deux manières de concevoir la principale subdivision intellectuelle. Dans l'existence normale. !a contemplation, même intérieure, est plus facile et moins éminente que la méditation; puisque notre intelligence y demeure presque passive. En un mol , nous contemplons pour méditer, parce que nos études essentielles concernent toujours le dehors. Au contraire, la méditation devait sembler aux.théologistes moins difficile et plus vulgaire que la contemplation, érigée alors eu principal effort de notre entendement. Ils ne méditaient qu'afin de pouvoir contempler des êti'es qui leur échappaient sans cesse. Un signe familier indiquera bientôt cette distinction envers la majeure partie du culte privé. Car le positiviste ferme les yeux pendant ses effusions se-

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crêtes, afin de mieux voir l'ioiage intérieure ; tandis que le théologiste les ouvrait pour apercevoir au dehors un objet cliimérique.

La Femme. Quoique cet éclaircissement décisil dissipe déjà mes précédentes inquiétudes, je persiste, mon père, ii regarder l'institution de la vie subjective comme la principale difliculté du culte positif. Seulement, la nouvelle subjectivité me semble maintenant pouvoir toujours se concilier assez avec la profonde réalité qui distingue notre foi. Mais cette concordance me paraît devoir exiger sans cesse des efforts spéciaux.

Le Prêtre. Vous avez saisi convenablement, ma iille, la condition essentielle que je dois ici remplir. Car le meilleur contraste entre le culte et le régime consiste surtout à leur assigner pour domaines respectifs la vie subjective et la vie objective. Quoique chacun d'eux se rapporte simultanément à toutes deux, la première domine évidemment envers le culte, et la seconde envers le régime. Rien n'est plus propre à caractériser la dignité supérieure du culte comparé au régime ; d'après la prépondérance nécessaire de la subjectivité sur l'objectivité dans l'ensemble de l'existence humaine, même individuelle, et surtout collective.

La Femme. Cette sanction systématique de mon inspiration spontanée me conduit, mon père, à vous

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demander maintenant en quoi consiste la vraie théorie de la vie subjective. Quoiqu'une telle doctrine ne |)uisse être ici qu'ébauchée, son principe fondamental m'y semble directement indispensable. Aucun positiviste ne peut, à cet égard , se passer d'une explication générale, dont son culte, public ou privé, exigera l'usage presque journalier, afin d'y prévenir toute dégénération mystique ou empirique.

Le Prêtre. Pour satisfaire votre juste désir, concevez, nii fille, la loi fondamentale de la vie subjective comme consistant toujours dans sa digue subordination à la vie objective. Le dehors ne cesse jamais de régler essentiellement le dedans, tandis qu'il l'alimente et l'excite; aussi bien quant à notre vie cérébrale qu'envers noire vie corporelle. Xos conceptions les plus fantastiques portent toujours l'empreinte appréciable de cet empire involontaire, quoiqu'il y devienne moins pur, et même moins complet, à mesure qu'il est plus indirect. Tout cela résulte nécessairement du principe irrécusable que j'ai donné pour base à l'ensemble de notre théorie intellectuelle, tant dynamique que statique, ainsi rattachée au système fondamental des notions biologiques.

L'ordre artificiel ne pouvant jamais consister qu'à perfectionner l'ordre naturel, surtout en le développant, on sent ici, comme partout ailleurs, et même

lôO CATÉCHISME. POSIIIVISir .

davantage, que notre vraie lil>erté résulLe essentiellement d'une digue soumission. Mais, pour étendre convenablement à la vie subjective cette règle générale de la vie objective,, il faut d'aboiid examiner, sous ce nouvel aspect, la constitution naturelle de l'ordre universel. Car toutes les lois qui le composent sont loin de conveuii' également à la vie. subjective. Afin de mieux fixée vos idées, je ne spécifierai que le cas le plus simple, et. aussi le plus usuel, quand on applique le culte subjectif à faire dignement revivre un être chéri. Sans cette détermination précise, où le cœur seconde l'esprit, on s'égar.erail aisément dans l'étude d'un tel domaine. Mais toutes les notions ainsi construites envers le culte le plus intime et le mieux appréciable, pourront aisément s'étendre, avec les modifications convenables, aux autres cas sociolatriques.

La Femme. Je vous remercie, mon père, d'un tel ménagement, que je sens indispensable pour moi. Cette doctrine est aussi neuve que diflicile;, puisque ce doux problème ne put pas même être posé, tant que prévalurent les croyances surnaturelles, qui nous interdisaient de nous représenter nos morts autrement que dans une situation mystérieuse, et communément indéXerminée. Un tel état ne leur permettait aucjine analogie essentielle avec nous. Quand nos inquiétudes envers leur sort final auraient été dis-

sipées.. on ne pouvait jamais instituer pour eux une vie subjective qui rendait cliacuu, aacrilégo en détQurnant vers la créature iaffection due: au Créateur. Mais, si cette toucliaute question est nécessairement propre au positivisme, sa soliilion générale ue lui appartient pas moins, comme ayant seul dévoilé les vraies lois de notre intelligence: Je conçois dont à la fois 1 insliluLiou générale du culte subjectif et son fondement normal, qui convertit cette existence idéale en un simple prolongement de l'existence réelle. Mais je vous prie de m'explicpier directement les modifications que comporte une telle extension. Le Prêtre. Elles consistent, ma fille, à supprimer, ou du moins négliger, toutes les lois inférieures, pour laisser mieux prévaloir les lois supérieures. Pendant la vie objective, la domination de l'ordre extérieur sur l'ordre humain est autant directe que continue. Mais dans la vie sul)jective, l'ordre extérieur devient purement passif, et ue prévaut plusque d'une manière indirecte, comme première source des images que nous voulons cultiver. Nos morts chéris ne sont plus dominés par les lois rigoureuses de l'ordre matériel, ni même de l'ordre vital. Au contraire, les lois propres à l'ordre humain, surtout moral, mais aussi social, régissent, mieux que pendant la. vie^ l'existence que chacun d'eux conserve dans nos cerveaux. Cette existence, dès lors purement

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