‹ Catéchisme positiviste, ou, Sommaire exposition de la religion universelleChapitre 87 sur 115 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

son tout- puissant précurseur. Ses actes quelconques suivent des lois appréciables, que nous révèle de plus en plus l'étude positive de sa nature et de sa destinée. En nous y subordonnant autant que possible, nous ferons sans cesse des progrès inépuisables vers la paix, le bonheur, et la dignité.

La Femme. L'ensemble de ces indications me paraît, mon père, assez caractériser la constitution positive du régime personnel. D'après le tableau cérébral, on pourrait accomplir, envers chacun des instincts égoïstes, une étude morale équivalente à celle dont le principal d'entre eux vient d'être l'objet, afin de déterminer les répressions convenables. Quant aux moyens de développer les diverses inclinations sympatliiques, notre culte indique déjà ceux qui ne résultent pas de l'exercice direct. Toutes ces explications spéciales excéderaient les limites de l'exposition actuelle, et la détourneraient même de sa principale destination. Quand la foi positive aura prévalu. le temps viendra de composer un nouveau catéchisme, plus analogue à ceux des catholiques, pour détailler ces différentes règles pratiques , dont les bases gé- Bérales seront déjà familièras aux vrais croyants. Mais ce catéchisme initial est, au contraire, destiné surtout à poser ces fondements essentiels, en ne considérant les applications que comme indispensables à l'établissement des principes. Je vous prie donc, sans

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insister davantage sur la morale personnelle, de passer maintenant à la seconde partie du régime privé , en caractérisant la régénération positive de l'existence domestique.

Le Prêtre. Elle consiste essentiellement, ma fille, dans la constitution altruiste du mariage humain , institué jusqu'ici d'après un principe purement égoïste, comme satisfaction légitime des appétits sexuels, tendant à la reproduction de l'espèce. Cette brutale appréciation dut prévaloir systématiquement, tant que les doctrines dominantes méconnurent les penchants bienveillants. Mais l'instinct public ne cessa jamais de réclamer contre elle, et suscita toujours des impulsions empiriques de plus enplus puissantes, d'où résultèrent les perfectionnements successifs de l'institution conjugale. Le positivisme vient seul établir enfin , sous cet aspect fondamental, une digne concordance entre la théorie et la pratique , en s'appuyant sur la principale découverte de la science moderne, quant à l'existence naturelle des instincts altruistes.

Cette grande notion, dont la portée est si peu comprise encore, conduit aussitôt îi régénérer le mariage humain, en le concevant désormais comme destiné surtout au perfectionnement mutuel des deux sexes, abstraction faite de toute sensualité. Elle démontre directement la double prééminence affective de la femme, d'après la moindre intensité des penchants

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