‹ Catéchisme positiviste; ou, Sommaire exposition de la religion universelle, avec une introduction et des notes explicativesChapitre 26 sur 101 · INTRODUCTION XXXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXV

entente entre les égoïsmes; elle suppose les sentiments mêmes qu'elle peut satisfaire, les sentiments religieux qui, pour s'être égarés jusqu'ici sur de faux Dieux, n'en ont pas moins fait leur œuvre et qui n'ont plus qu'à prendre conscience de leur destination réelle.

Il n'y a donc pas simple juxtaposition de la science et du sentiment religieux, mais une synthèse véritable opérée par la sociologie.

Comte a l'habitude de présenter l'évolution des idées et des institutions dans les temps modernes comme une révolte de l'intelligence contre le cœur, dont il s'agit de rechercher les causes et d'apprécier la valeur. Le problème posé en ces termes est assurément plein de réalité; on s'en aperçoit en constatant que la plupart des grandes doctrines morales contemporaines peuvent y être aisément rapportées. Le Positivisme a systématisé l'une des solutions, incontestableiïient l'une des plus simples et des plus fortes : cette révolte est d'origine intellectuelle ; provoquée par la science, elle a pour fonction d'éliminer les croyances théologiques; elle est provisoire; la science de la réalité sociale est destinée à réconcilier l'esprit avec le sentiment.

P. -F. Pécaut.

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