‹ Catéchisme positiviste; ou, Sommaire exposition de la religion universelle, avec une introduction et des notes explicativesChapitre 29 sur 101 · Voir p · texte numérisé non relu

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sans racheter celte stagnation par les généreux sentiments de rénovation universelle qui caractérisèrent leurs prédécesseurs.

Aussi, quoique les inclinations populaires leur restent spontanément favorables, le pouvoir passe-t-il toujours à leurs adversaires, qui du moins ont reconnu l'impuissance organique des doctrines métaphysiques, et cherchent ailleurs des principes de reconstruction. Chez la plupart de ceux-ci, la rétrogradation n'est, au fond, qu'un pis aller provisoire contre une imminente anarchie, sans aucune véritable conviction théoiogique. Quoique tous les hommes d'Etat semblent maintenant appartenir à cette école, on peut assurer qu'elle leur fournit seulement les formules indispensables à la coordination de leurs vues empiriques, en attendant la liaison plus réelle et plus stable émanée d'une nou\ elle doctrine universelle.

Notre situation occidentale exclut tellement le point de vue purement révolutionnaire, qu'elle réserve au camp opposé la production des maximes les plus caractéristiques. Malgré la mémorable formule pratique émanée d'un démocrate heureusement illettré ^ c'est parmi les purs conservateurs que surgit la plus profonde sentence politique du xix® siècle : On ne détruit que ce qiion remplace. L'auteur de cette admirable maxime'-^, aussi bien exprimée que bien pens^ e, n'offre pourtant rien d'éminent sous l'aspect intellec-tuel. 11 n'est vraiment recommandable que d'après une rare combinaison des trois qualités pratiques, l'énergie,

1. Il s'agit du mot attribué à Caussidière, préfet de police du Gouvernement de 1848 : « Il nous faut faire de Tordre avec du « désordre. »

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