Pour statique et dynamique^ \oir note, p
— he subjectif est ce qui se passe dans le sujet individuel ou collectif ; ïobjectif ce qui est en dehors. Pour ce qui est des méthodes objectives et subjectives, voir Introduction^ jp. x: — pour ce qui est de l'existence subjective, voir p. 7Î.
spécialement la théorie positive du langage humain, je sentis aussitôt que, puisque l'expression doit constamment aboutir à la communication, sa forme naturelle consiste dans le dialogue. Toute combinaison, même physique, et surtout logique, étant d'ailleurs binaire ', cet entretien ne comporte, sous peine de confusion, qu'un seul interlocuteur. Le monologue ne peut réellement convenir qu'à la conception, dont il se borne à formuler la marche, comme si l'on pensait tout haut, sans s'occuper d'aucun auditeur. Quand le discours ne doit pas seulement assister les investigations du raisonnement, mais diriger la communication de ses résultats, il exige une élaboration nouvelle, spécialement adaptée à celte transmission. Il faut alors considérer l'état propre de l'auditeur, et prévoir les modifications qu'une telle exposition suscitera dans sa marche spontanée. En un mot, le simple récit doit ainsi devenir un véritable entretien. Les conditions essentielles ne peuvent même être assez remplies qu'en supposant un interlocuteur unique et nettement déterminé. Mais, si ce type est heureusement choisi, il pourra, dans l'usage ordinaire, représenter suffisamment chaque lecteur, puisqu'on ne saurait d'ailleurs varier le mode d'exposition suivant les diverses convenances individuelles, comme pour la vraie conversation.
Le discours pleinement didactique devrait donc différer essentiellement du simple discours logique, où le penseur suit librement sa propre marche, sans aucun égard aux conditions naturelles d'une communication quelconque. Toutefois, afin d'éviter une laborieuse refonte, on se borne presque toujours à transmettre les