‹ Catéchisme positiviste; ou, Sommaire exposition de la religion universelle, avec une introduction et des notes explicativesChapitre 72 sur 101 · I. Yoir Introducti n, p. xxiir · texte numérisé non relu

I. Yoir Introducti n, p. xxiir

tion, depuis le premier essor des moindres peuplades jusqu'au double développement de la transition moderne. Cette pleine célébration du passé humain en douze fêles hebdomadaires résulte de la condensation iiistorique que comporte, par sa nature, le culte abstrait.

La Femme. Nous pouvons ainsi, mon père, commencer la dernière série sociolatrique. Le mois consacré à la providence morale ne m'y présente aucun embarras, d'après Tévidente distinction qui sépare les types féminins propres à ses quatre fêtes hebdomadaires. Mais la décîomposition du mois sacerdotal m'échappe encore.

Le Prêtre. Concevez-la, ma fille, d'après les divers^ modes ou degrés du sacerdoce positif, rangés suivant leur plénitude croissante. Ce grand ministère exige un rare concours des qualités morales, tant actives qu'affectives, avec les talents intellectuels, esthétiques et scientifiques. Si donc ceux-ci se trouvent seuls saillants, leurs possesseurs, après une culture convenable, doivent rester, toujours peut-être, simples pensionnaires du pouvoir spirituel, sans jamais aspirer à s'y incorporer. Dans ces cas heureusement exceptionnels, le plus beau génie, poétique ou philosophique, ne saurait dispenser de tendresse et d'énergie un fonctionnaire qui doit être habituellement animé d'intimes sympathies et destiné souvent à des luttes difficiles. Ce sacerdoce incomplet permet de cultiver dignement tous les vrais talents sans compromettre aucun service, social.

Quant au sacerdoce complet, il exige d'abord un degré préparatoire, que l'aspirant ne dépassera point si» malgré sa vocation proclamée, il ne subit pas avec

issez de succès le noviciat convenable. Après cette lipreuve décisive, il obtient, à trente-cinq ans, le sacer- |loce direct et définitif, mais en l'exerçant pendant sept uns au degré secondaire, qui caractérise le vicaire ou mppléant. Quand il a dignement accompli toutes les )hases de notre enseignement encyclopédique, et même ébauché les autres fonctions sacerdotales, il s'élève, à juarante-deux ans, au principal grade, en devenant rrévocablement un prêtre proprement dit. Telles sont es quatre classes théoriques que célèbrent respectivernent les fêtes hebdomadaires du onzième mois.

La Femme. Le suivant, mon père, n'exige aucune explication spéciale. Quoique l'existence pratique me soit peu familière, son caractère nettement tranché me permet de comprendre assez la décomposition normale plu patriciat en quatre classes essentielles, suivant la généralité décroissante des fonctions et la multiplicité

roissante des fonctionnaires ^ Peut-être même que, dans nos temps d'anarchie, les femmes sont plus aptes que les prolétaires, et surtout que leurs docteurs, à bien apprécier cette hiérarchie naturelle, parce qu'elles 3e trouvent mieux préservées des passions perturbatrices et des vues sophistiques. Je me félicite donc que les quatre fêtes hebdomadaires de notre douzième mois rânnent annuellement honorer, et dès lors moraliser, 3es divers modes nécessaires de la puissance matérielle, 5ur laquelle repose toute Téconomie sociale. Mais je ne saisis pas aussi bien la décomposition du mois final.

Le Prêtre. Elle résulte, ma fille, de la généralité ïpontanée qui caractérise le prolétariat, où tous les grands attributs humains exigent une idéalisation dis-

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