‹ Catéchisme positiviste; ou, Sommaire exposition de la religion universelle, avec une introduction et des notes explicativesChapitre 77 sur 101 · Saint François d'Assise · texte numérisé non relu

Saint François d'Assise

2. Les données numériques n'ont d'autre but « que de rendre les notions assez précises, quoique ces membres ne puissent encore être exactement déterminés » (Pol. Pos.^ IV, 253).

272 catéchisml: positiviste

cièile en cas d'urgence. Outre la renonciation définitive ' aux biens temporels, leur admission exige un digi mariage. Ils résident avec leurs familles, mais sépan ment des prêtres, au presbytère philosophique adjace: à chaque temple de THumanité, parallèlement à Téco: positive. La classe qui dirige chez toutes les autres la réaction du cœur sur Tesprit doit elle-même fournir le meilleur type masculin de l'essor moral, d'après un h plein développement des affections domestiqut^s, sans ■ lesquelles l'amour universel devient illusoire. Quoique le mariage reste facultatif pour les citoyens ordinaires, il devient donc obligatoire parmi les prêtres, dont l'office ne peut être dignement rempli sans l'influence j continue, d'ailleurs objective ou subjective, delà femme I sur l'homme. Afin de les mieux éprouver à cet égard, I la religion positive impose déjà cette condition aux simples vicaires. Ce second grade, qui conduit toujours |i au troisième, sauf avortement exceptionnel, procure i un traitement annuel de six mille francs.

Pendant les sept années qui le séparent du sacerdoce f complet, chaque vicaire a professé tous les degrés en- I cyclopédiques, et suffisamment exercé ses talents de |' prédication. Alors il devient un véritable prêtre, et peut ' remplir, chez les familles ou dans les cités, le triple office de conseiller, consécrateur, et régulateur, qui caractérise socialement le clergé positif. En cet état définitif, son traitement annuel s'élève à douze mille francs, plus les indemnités de tournée diocésaine.

Chaque presbytère philosophique se compose de sept' prêtres et de trois vicaires, dont les résidences peuvent | toujours changer, quoique ces déplacements ne doivent '| jamais s'opérer que d'après des motifs vraiment graves. | Le nombre de ces collèf^res sacerdotaux est de deuxji

ENSEMDLE DU REGIME 273

ille dans Tensemble de TOccident : ce qui fait correspondre un fonctionnaire spirituel à six mille habitants; Ij'oii cent mille pour la terre entière. Quelque faible [ue paraisse une telle proportion, elle suffit réellement |à tous les services, d'après la nature d'une doctrine qui |parement exige des explications systématiques, presque itoujours remplacées par Fintervention spontanée des [femmes et des prolétaires. Il importe de restreindre utant que possible la corporation sacerdotale, soit [afin d'éviter les dépenses superflues, soit surtout pour

uele clergé soit mieux composé.

La Femme. Dans une telle indication, je ne vois pas, mon père, la tête qui doit régir ce vaste corps. I Le Prêtre. Quoique sa doctrine et son office tendent, ma fille, à le diriger spontanément sous l'assistance de ll'opinion publique, il exige, en effet, un chef général. Ce suprême pouvoir appartient au Grand-Prêtre de ['Humanité, qui résidera naturellement dans la métropole parisienne de l'Occident régénéré. Son traitement personnel est quintuple de celui des prêtres ordinaires, putre les frais matériels qu'exigera son immense serpce.

Il gouverne seul tout le clergé positif, en instituant, léplaçant et même révoquant, sous sa responsabilité pfiorale, ses membres quelconques. Sa principale sollipitude consiste à maintenir l'intégrité du caractère saperdotal contre les diverses séductions temporelles. Tout prêtre servile ou séditieux, qui prétendrait à la domination politique en flattant le patriciat ou le prolétariat, serait finalement exclu du sacerdoce, sauf à figurer exceptionnellement parmi ses pensionnaires, s'il avait assez de méiite théorique.

Pour l'ensemble de ses attributions, le chef suprême

du positivisme occidental se trouve assisté par quatri^l supérieurs nationaux \ dont le traitement est moitiii! moindre que le sien. Ils régissent respectivement, souii sa direction, les quatre classes d'églises italienneg^l espagnoles, germaniques, et britanniques. Quant à 1< France, le Grand-Prètre y tient lieu de supérieur nan tional, quoiqu'il puisse d'ailleurs émaner de Tune quel conque des cinq populations positivistes. Son rempla cément normal s'accomplit, comme dans Fordr li temporel, d'après sa propre désignation, mais sanc tionnée ici par l'assentiment unanime des quatre chef partiels, et même, en cas de partage, suivant le vœu des deux mille doyens presbytériaux.

. Plus tard Comte en ajouta trois pour les colonies.

Page 1