‹ Catéchisme positiviste; ou, Sommaire exposition de la religion universelle, avec une introduction et des notes explicativesChapitre 96 sur 101 · La défense rendue nécessaire par les invasions · texte numérisé non relu

La défense rendue nécessaire par les invasions

soumission. Mais il fut aiors le digne organe dés sentiments inspirés par la situation occidentale, sans qu'or doive les rapporter à sa doctrine, qui souvent servi | ensuite à consacrer des di'^^positions entièrement oppo sées, d'après son caractère vague et même antisocial Il contribua beaucoup moins que la féodalité, soit g Tabolition, d'abord urbaine, puis rurale, de l'esclavage occidental ; soit à l'émancipation féminine, où nous lui devons seulement la pureté préalable, mais nullement la tendresse finale, toujours chevaleresque. Dans toute TEglise grecque, il consacre encore la réclusion des femmes et le servage des travailleurs, que les seulsi tzars y modifient dignement.

La Femme. Suffisamment préparée, mon père, à cette appréciation générale du moyen âge, il ne me reste qu'à connaître la principale division de cette dernière^ transition organique.

Le Prêtre. Elle résulte, ma fille, du double systèmei de guerres défensives qui dut alors absorber l'activitéf collective de TOccident, tandis ques'y consommait graduellement la grande révolution sociale que je viens de caractériser. Une première phase ^ commençant au début du v*" siècle et finissant avec le vii% s'y trouve remplie par l'établissement fondamental où surgissent, sous les invasions susceptibles de succès durable, tous • les caractères propres au moyen âge, sauf la langue. Alors l'indépendance prévaut sur le concours. Dans une seconde phase de même durée, le besoin de concentration devient dominant, pour repousser les inva-

4. Première phase : Etablissement fondamental de l'occidentalité. Deuxième phase : lutte contre les populations incorporables à la catholicité! Troisième phase, lutte contre le monothéisme mahométan non incorporable.

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uions perturbatrices des populations susceptibles d'in- ^îorporation occidentale d'après leur facile conversion lu polythéisme au catholicisme. Cette activité collecdve de TOccident se trouva dirigée surtout par la dictature de l'incomparable Charlemagne, dignement complétée chez ses successeurs germaniques.

Ainsi se fonde la République Occidentale, où Tancienne communauté, due à Fincorporation forcée, se transforme en une association volontaire dVEtats indépendants, qui ne sont directement liés que par un même régime spirituel, condensé dans la papauté. Ce Ichangement tend déjà, malgré les influences ecclésiastiques et les souvenirs politiques, à déplacer le centre social d^un tel système; en la transportant de Rome à Paris, où, dès la fin du moyen âge, il était irrévocablement fixé, comme plus conforme aux relations locales.

Mais, pendant cette seconde phase, T Orient subit un

vaste ébranlement ^ qui, bientôt, réagit profondément

-surTensemble de TOccident, d'abord en y prolongeant

Ile régime catholico-féodal, puis en commençant son

irréparable dissolution.

Le besoin d'une religion vraiment universelle était, depuis longtemps, senti chez la majeure partie de la race blanche, y compris même la portionqui, quoique adjacente à Fempire romain, avait évité sa domination, t Or, cette universalité, dont l'invocation caractérise à la fois le principal mérite et la meilleure critique du catholicisme, ne peut aucunement appartenir au théologisme, et se trouve exclusivement réservée au posivisme. Néanmoins, le monothéisme en approche davan-

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