TROISIÈME PARTIE
conflits domestiques se trouveront mieux apaisés par cette subordination personnelle des divers membres de la famille à des maîtres identiques. Des prêtres qui ne parleraient qu'à l'un des sexes deviendraient socialement insuffisants, outre qu'ite le seraient d'abord intellectuellement.
La Femme. Maintenant, mon père, }e conçois assez l'influence sociale que le sacerdoce positif puisera naturellement dans le digne accomplissement de son office fondamental. Néanmoins y je ne sais si cette seule base pourra lui procurer une suffisante autorité. Je vous prie donc de caractériser directement ses divers moyens géuéraux pour faire toujours prévaloir, autant que possible , l'harmonie universelle.
La Prêtre. Tous doivent résulter, ma nlle, de l'ensemble de l'éducation. Afin de les mieux apprécier, il faut considérer que le noviciat positif se termine par une année entièrement consacrée à la morale. Cette instruction finale sera toujours ce visée eu deux parties égales, Tune théorique, l'autre ptatique- Dans la première, toutes les lois, essentielles de notre nature se trouveront solidement fosdées sur l'ensemble des notions relatives au monda, à la vie, et à la société. Cette base permettra d'établir définitivement de véritables déraoustratioiis envers les règles générales de conduite propres à chaque cas ,
CATÉCHISME POSÏTIVÎSTF.
personnel, domestique , ou civique. On y spécifiera tous les devoirs de chacune des quatre puissances nécessaires à la providence humaine. Ces déterminations finales, qui résument l'éducation positive, comportent une grande efficacité , d'après la disposition morale des initiés, encore préservés des déviations inhérentes à la vie active .
L'ensemble de ces règles pratiques présente à chacun la double destination de diriger sa propre conduite et de juger celle d'autrui. Cette seconde application est mieux garantie que la première contre les passions perturbatrices, qui nous empêchent rarement d'apprécier les torts des autres , quelque aveuglement qu'elles nous inspirent envers les nôtres. \ui n'est moins disposé qu'un égoïste à tolérer l égoïsme, qui partout lui suscite d'intraitables concurrents.
Il faut ainsi distinguer deux modes généraux dans la discipline spirituelle , l'un direct, l'autre indirect. Le sacerdoce s'efforce principalement de modifier le coupable, en agissant d'abord sur son cœur, puis sur son esprit. Ce mode est à la fois le plus pur et le plus efficace , quoique le moins apparent. Il restera toujours le seul pleinement conforme à la nature du pouvoir spirituel, qui doit constamment discipliner les volontés par la persuasion et la conviction , sans aucune influence coërcitive. Mais son