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rap[)orteijt immédiatement à Dieu, ou parce que Dieu est le pHncipe et Vobjet de ces vertus. Par la foi, nous croyons en Dieu, |)arce qu'il est la vérité infaillible; \)i\v V espérance nous espérons en Dieu, parce qu'il est tout-puissant, bon et fidèle dans ses promesses; |»ar la charité nous aimons Dieu, [»arce qu'il est le souverain bien et infiniment aimable. Conséquemment Dieu est \ep1n71cipe et Vobjet de notre foi, de notre espérance et de notre charité. — Les vertus théologales sont de la plus grande importance, de manière que les adultes ne peuvent se sauver à moins de les pratiquer et d'en produire des actes. C'est pourquoi S. Augustin écrit : « La foi, l'espérance et la charité qui sont répandues dans les âmes par Dieu, lorsqu'elles sont pratiquées avec zèle et pureté durant la vie, sanctifient l'homme et le divinisent. » (Ench. cap. 2.) Puis dans un autre endroit : « L'édifice divin (de la vertu et de la perfection) est fondé par la foi, élevé par l'espérance et achevé par la charité. »
Le pêcheur et l'abbé.
Un pieux pêcheur vint un jour, le filet sur le dos, dans la ' cellule d'un abbé, prit un des plus beaux poissons et le mit aux pieds du solitaire pour lui en faire cadeau. L'abbé et ses disciples regardaient le poisson qui se débattait à terre, s'agitait, se tordait, frappait violemment de la queue et s'élançait du sol par des bonds continuels. « Oh! le pauvre animal! » dit l'un des disciples, « comme il se tourmente! on voit bien qu'il soupire après son élément; il ne se trouve bien nulle part, il ne peut vivre que dans l'eau. » — « Il en est de même de l'homme, » dit le père abbé; * il n'est pas bien non plus, il s'agite et se débat vainement, aussi longtemps qu'il ne se trouve pas dans son élément. Nous n'appartenons pas à la terre, mais au ciel. Et c'est pourquoi nous ne pouvons vivre vraiment heureux ici-bas qu'en Dieu, en croyant en lui, en espérant en lui, et en l'aimant. » {Fleurs du désert).
îi?)N DE I.A VtRTl t.T DE l,.\ PERFECTION CHRÉTfENME.
Puisque les vertus théologales sont d'une si grande importance, nous devons en faire souvent des actes dans la vie, surtout dans les graves tentations contre ces vertus, ensuite, en recevant les sacrements et surtout quand nous sommes en danger de mort et à nos derniers moments. La meilleure manière comme la plus simple, c'est de produire les Actes connus, commençant par ces mots : « Mon Dieu, je crois fermement, etc. »
(Tout ce qui a rapport à ces trois vertus théologales a été exposé précédeDiiiiciit : rour la Foi, dans !a I « partie, page (lO et suiv. ; pour l'Espérance, dans la 2« partie, page 108 et suiv. ; et pour la Charité, dans la 2' partie, page 7 et suiv.)