‹ Catéchisme pratique, ou, Doctrine chrétienne en exemples (volume 3)Chapitre 28 sur 44 · DES Ql'AÏUE VEUTlt; f.M'.DINAI.KS. 5il · texte numérisé non relu

DES Ql'AÏUE VEUTlt; f.M'.DINAI.KS. 5il

prudence est la vertu dont il s'agit; car elle renferme toutes les autres vertus, elle guide toutes les vertus, elle conduit à toutes les vertus. Dès qu'elle vient à mourir, on tombe. »

La prudence chrétienne est opposée à la prudence humaine.

S. François de Sales était un ennemi juré de la prudence humaine. « Si je venais de nouveau au monde, » disait-il, « en ayant l'expérience que j'ai maintenant, je ne crois pas que quelque chose pourrait jamais me faire douter de cette vérité : Toute la prudence de la chair et des enfants de ce monde, est une véritable grande folie. {Le prédicateur et le catéchiste.)

Comparaisons.

« La prudence ressemble à la malice du serpent. Celui-ci trompe celui qui veut le fasciner, en pressant une oreille contre le sol et en fermant l'autre avec sa queue. Ainsi les Saints trompent l'esprit tentateur en fermant une de leurs oreilles par le souvenir de la mort, et l'autre par la considération de la vanité des choses humaines. » (S. Bonavcnture.)

« Soyez prudents comme les serpents, « dit notre divin Sauveur. Ces paroles doivent être comprises dans un sens spirituel. Quand le serpent se sent pris, il sacrifie tout le corps pour conserver la tête. Or, notre tête, notre chef, c'est Jésus-Christ. Pour conserver intact son amour, nous devons être disposés à tout perdre. Voilà la prudence que nous devons unira la simplicité. » {S. François de Sales.)

^) La justice consiste à vouloir toujours choisir le bien, et conséquemment à vouloir rendre à chacun ce qui lui est dû, selon le précepte du Sauveur : « Rendez à César, ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu. >y (S. Matth. 22, 21 .) Cette vertu est nécessaire aux nations et aux Etats ; car sans justice, il n'y a pas de sûreté pour la vie ni pour la propriété; il n'y a pas de paix ni d'ordre possibles, « Faites disparaître la justice, » dit

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S. Augustin, {Hb. 4, de Civ. Bei, c. A.), « et que sont les royaumes sinon de mauvais Etats? » — La vertu de justice nous rend d'ailleurs conformes et agréables à Dieu; c'est pourquoi il est dit dans l'Ecriture : « Le Seigneur n'habite qu'avec les générations des justes. » {Ps. 13, 10.) « Les yeux du Seigneur sont ouverts sur les justes; ses oreilles sont attentives à leurs cris. » {Ps. 33, 15.) Celui qui pratique la justice ressemble à Dieu, car il imite Dieu qui trouve sa joie, comme il le dit lui-même « à exercer la miséricorde, le jugement et la justice. «

Amour de la justice.

L'empereur Ferdinand II disait souvent qu'il préférait perdre toutes ses provinces, plutôt que de prononcer un seul arrêt injuste, ou de commettre sciemment une injustice. Il en donna plusieurs fois des preuves. Lorsqu'il résidait encore à Graeiz en qualité d'archiduc, on assassina un noble hongrois, appelé George Banfi. Quelques compatriotes de la victime attribuèrent la cause de sa mort au commandant de la garnison, et exigèrent avec de violentes clameurs qu'on leur livrât sa tête. On s'y refusa ; bientôt après, toute la ville se souleva furieuse, et le bruit se répandit soudain que toute la Styrie allait prendre les armes pour venger la mort de Banfi. — Quelques conseillers de la cour de l'archiduc, dans leur effroi, lui proposèrent de faire exécuter le commandant, afin de détourner, par la mort de ce seul homme, le danger menaçant suspendu sur leurs têtes. Mais Ferdinand ne se laissa pas effrayer ; il dit au contraire avec une admirable fermeté • « Je ne veux pas qu'il soit fait le moindre njal au commandant s'il est innocent. Ni les menaces, ni les dangers ne pourront me faire commettre une injustice, quand même tout le pays devrait être mis à feu et à sang pour ce motif, et que je devrais avec ma femme et mes enfants aller mendier mon pain. » {Habsbourg .)

in prévôt et les boulangers.

Des boulangers vinrent demander à .M. Dugas, prévôt des

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