I. NOTION DE LA FOI
blasphème contre lui, je ne cesserai de l'adorer du fond de mon cœur. » — « Eh bien ! s'écria l'empereur, en changeant tout à coup de ton, si tu n'obéis pas à mes ordres, je te ferai jeter dans une chaudière d'huile bouillante. Choisis entre les plaisirs et les tortures, entre la vie et la mort! » Mais l'enfant, avec un courage au-dessus de son âge, répondit plein d'un calme sublime:« Je souffrirai volontiers pour Jésus-Christ les tortures, les douleurs et la mort la plus cruelle. » Le persécuteur donna à l'instant l'ordre de remplir une chaudière d'huile, de la chauffer par un feu violent, et quand l'huile bouillonna, il dit aux bourreaux: «Dépouillez ce jeune entêté de ses habits et jetez-le dans la chaudière. » Ils obéirent et S. Vit souffrit avec patience ce cruel traitement; or, pendant qu'il se tenait debout dans l'huile bouillante, il leva les yeux et les mains au ciel et fit cette prière : « Seigneur Jésus, recevez mon esprit ! » Et les anges descendirent du ciel, et ils lui mirent sur la tête une belle couronne, et placèrent dans sa main la palme de la victoire et le transportèrent devant le trône de Jésus-Christ. Le divin Sauveur regarda l'enfant avec un doux sourire et dit: « Mon enfant bien-aimé, vous avez enduré par amour pour moi de cruelles souffrances, c'est pourquoi la félicité du ciel vous appartient. » — Voilà comment nous devons confesser Jésus- Christ et, à l'exemple de S. Vit, souffrir et mourir pour lui, afin que nous puissions aussi parvenir au ciel par la foi en Jésus-Christ. « Celui qui croira et qui sera baptisé, sera sauvé. {S. Marc, 16 , 16.) (Voyez les légendes d'Albert Werfer p. 116-117.)
Dieu punit Vincrèdulitê.
Un annuaire suisse rapporte l'histoire suivante, arrivée. il n'y a guère longtemps: « C'était le samedi avant le troisième dimanche de l'Avent, 18o0; des buveurs étaient attablés avec les gens de la maison et s'amusèrent jusques bien avant dans la nuit à jouer, à tenir des propos orduriers et blasphématoires. Enfin le cabaretier dit à un jeune homme très-connu dans le pays: « Que celui d'entre nous qui ne
croit pas qu'il y a un Dieu, lève la main ! » Sur ce, et au milieu d'un rire universel, il força sa femme à lever les doigts au ciel, et quelques autres chenapans levèrent également la main avec elle. Il se faisait tard quand ces gens allèrent au lit. Ils dormaient dans une chambre qu'on avait chauffée par un réchaud de charbons allumés de bonne heure, mais qu'on n'avait été retirer que fort tard. Le dimanche matin, le cabaretier et sa femme ne voulurent pas s'éveiller. Leur petite fille, âgée de six ans, eut beau frapper et crier à la porte, elle ne reçut pas de réponse. Les autres habitants de la maison dirent à l'enfant de se tenir tranquille, vu que ses parents, s'étant rendus fort tard au lit, voulaient se reposer comme il faut. Mais lorsque, après la messe, on vit que personne n'était encore debout, on ordonna à un serrurier de crocheter la porte. Les deux époux étaient étendus pour morts; vite on appela le médecin qui sentit encore l'odeur et la fumée du charbon qui les avait asphyxiés. Tous les moyens pour rappeler la femme à la vie furent inutiles, elle était et resta bien morte; quant au mari, plusieurs médecins essayèrent de le sauver par leurs remèdes, parce qu'il n'était pas complètement mort. Ce qu'il eut surtout de remarquable, c'est qu'il enfonçait sans cesse les trois doigts de sa main droite dans la bouche et les mordait avec une sorte de frénésie. Les médecins avaient toutes les peines du monde à l'empêcher qu'il ne les mordit entièrement dans ses crises nerveuses. II ne revint plus à lui et après huit jours, il était aussi un cadavre. Son enterrement fut la première fonction que remplit un curé nouvellement installé. Peu de jours après, un autre habitant de l'endroit, un paysan aisé tomba malade à son tour; c'en était encore un qui avait levé la main. Il mourut inopinément et comme emporté par un coup subit. Un quatrième, ouvrier très-habile dans son état, qui lui aussi avait pris part à cette horrible apostasie, fut atteint à son tour d'une maladie mortelle. Pendant plusieurs jours on désespéra de sa guérison, mais cependant il se rétablit. Un cinquième complice, effrayé de ces punitions palpables, visite, depuis cette époque, régulièrement l'église et souvent on le