Les emprunis en refîtes perpétuelles sont-ils justijîés
— Non. C'est avec raison que des économistes sérieux y voient un acte immoral. Emprunter de cette façon, c'est consommer les ressources de l'avenir par la prodigalité du présent. Il faudrait que toute dette publique eût son amortissement organisé dans un délai qui ne fût pas excessif. Ainsi font les grandes compagnies et les entreprises industrielles qui émettent des obligations. La législation française impose un amortissement et l'établissement tK^s ressources né-
I. Il est encore sage dans ce cas de demander cumulativement aux contributions extraordinaires et à l'emprunt les ressources nécessaires, de manière à aug-menter le moins possible la dette publique. C'est ce que l'Ang-Jeterre a fait depuis un siècle. Elle a pourvu à la plus g-rande partie de ses charges extraordinaires par des émissions de bons du Trésor remboursables en deux ou trois ans et par une élévation de l'income-tax, impôt qui frapjie les capitalistes en épargnant les classes pauvres.
cessaires pour y pourvoir aux villes et aux départements qui empruntent. L'Etat devrait s'astreindre aux mêmes conditions.
La Dette publique actuelle en France monte aujourd'hui à environ 20 % de la propriété totale. La charge annuelle des intérêts qui n'est pas moindre d'un milliard et demi pèse entièrement sur le travail national.
L'enseignement .