L 'oiseigneinent peu l-il être séparé de lare'hgion
— Nullement. L'enseignement donné par les maîtres qui en sont chargés par l'État, par les communes, par les familles, ne peut pas être séparé de la religion. La vie humaine ne va pas sans la religion, elle en doit être toute pénétrée. L'homme doit vivre, dans le service de Dieu, comme l'oiseau vit dans l'air et le poisson dans l'eau. L'homme fait toutpourDieu et selon la volonté de Dieu son créateur et son Maître. En toute école il faut prier, louer Dieu et soumettre toutes les sciences au contrôle de la vérité divine.
Si le peuple est chrétien, l'école doit être chrétienne, même l'école de l'iùat et de la commune. Non pas que le maître y doive être nécessairement un ministre de l'Eglise ou un religieux; mais le maître doit être, de sentiments et d'exemple, un
homme religieux, et l'Eglise doit avoir le contrôle suprême de l'enseignement qui est donné à ses enfants.
Ce sont là des vérités toutes simples et toutes claires qu'aucun sophisme n'obscurcira. (Cf. Lettres apost., II, 93 et 197.)
La Presse.
1. La liberté de penser, déparier et d'écrire n'estelle pas de droit naturel?
— Il est juste sans doute qu'on puisse propager prudemment le vrai et le bien. Mais il n'est pas admissible que chacun ait le droit d'ébranler les fondements de la société, en attaquant l'honnêteté des mœurs, la religion, l'autorité.
Serait-il plutôt permis d'empoisonner les âmes que d'empoisonner les corps? L'ordre public n'a-t-il pas autant à craindre des discours et des écrits factieux ou corrupteurs que d'une sédition armée?