Quels retnèdes peitl-o?i apporter à l'agiotage
— Le plus radical serait la restriction des marchés à terme et l'interdiction de tous les marchés qui se soldent par des primes ou des différences.
Ces marchés attirent et retiennent autour de la Bourse des hommes qui pourraient et devraient se livrer à un travail utile à la société. Ils détournent du courant industriel des capitaux importants. Ils amènent de brusques changements de fortune qui conduisent les uns à l'exaltation et à la prodigalité, et les autres au désespoir et au suicide.
L'industrie et ses abus.
I. Que faut-il penser de la querelle entre la grande et la petite itîdusirie?
— L'évolution industrielle n'est pas un phénomène nouveau. lille se poursuit depuis des siècles.
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Elle s'est accentuée rapidement par suite des découvertes modernes. Elle provoque évidemment des crises pénibles dans les milieux industriels.
Voici par exemple une grande boulangerie économique qui s'établit dans une ville de loo.ooo âmes. Elle vend le pain cinq centimes au-dessous du cours. Cent petites boulangeries succomberont. Il y aura là un malaise momentané très grave. Ces petits patrons, ces familles vivant et travaillant à leur foyer étaient un excellent élément de la population.
Quoi qu'il en soit, on n'arrêtera pas cette évolution. Les métiers domestiques ont disparu devant les usines, les diligences ont été remplacées par les chemins de fer, l'humble lampion a cédé la place au gaz et à l'électricité, les copistes ont été réduits au chômage par l'imprimerie, c'est toujours la petite industrie qui recule devant la grande industrie.
Ces progrès sont un bien pour la société, au point de vue économique. Ils permettent de produire davantage au prix de moins de peines. La production étant moins onéreuse devient plus abondante, et le stock des richesses qui se trouvent à la disposition de l'humanité s'accroît. Un certain nombre de travailleurs deviennent libres et peuvent, en cjuclque autre manière, contribuer au développement de la fortune générale.
Mais il y a une transition pénible. Les petits patrons et les ouvriers dépossédés de leur travail ont besoin d'un certain temps pour se retour )ier et chercher quelque autre industrie à exercer. Quand la transition est brusque, il y a une période de malaise. Les corps d'état seuls, s'ils étaient réorganisés, pourraient intervenir pour ménager les transitions.
La crise sera du reste passagère. Les consommateurs qui obtiennent un produit à meilleur compte se mettront plus au large sous d'autres rapports. Ils achèteront autre chose. Les travailleurs qui verront une industrie se fermer devant eux en verront bientôt une autre s'ouvrir.