‹ Catéchismes philosophiques, polémiques, historiques, dogmatiques, moraux, liturgiques, disciplinaires, canoniques, pratiques, ascétiques et mystiquesChapitre 115 sur 235 · CHAPITRE XXXIU · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIU

D. Est-ce qu'Aristote n'a rien inventé sur cet article?

R. Non : Aristole n'a rien inventé sur cet article : mais il a remarqué quelque chose qui existe depuis toujours.

D. Quelle est cette chose qu'Aristote a remarquée?

R. Aristote, le premier, a remarqué et consigné par écrit la nécessité et les bornes légitimes du doute méthodique , pour acquérir une science véritable.

D. Quelle preuve avez- vous de votre assertion?

R. Dans sa métaphysique, on lit un chapitre intitulé : Usage du doute et oà t7 faut douter.

D. Ce titre seul est déjà remarquable : mais, de plus, qu'est-ce que dit Aristote dans ce chapitre?

R. Pour parvenir à la science que nous cherchons , dit-il , c'est une nécessité d'examiner d'abord en quelles choses il faut douter ; ce sont celles où quelques-uns pensent différemment des autres, et celles encore où , sans cela, il a été omis quelque chose de principal. ( Métaph. l.%c.i).

D. Que concluez-vous de là?

R, Ainsi donc Aristole , d'accord avec le bon sens, n'entend pas qu'on doive, ni même qu'on puisse dealer de tout, mais là seulement ou les avis sont partagés, et où l'on s'aperçoit qu'une considération importante a été négligée.

D. El alors , paur rendre à chacun ce qui lui appartient, que faudrait-il dire?

R. Pour rendre à chacun ce qui lui appartient , il faudra dire , d'après ce que nous venons de voir, qu'Aristote a découvert l'utilité et les règles du doute méthodique »

(1) Haet , Censura philos. carleriaD. ; Descart.^ Mpdit. UteiZ.

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