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CUÀPITIIE PREMIER. VAme esi-elU spi-
rituelle f
S I. ^133. D. A quoi se réduisent l«i plupart dos disputes qui ont occupé de tout temps les philosophes au sujet de la spiri- Uiahtéde rame?
R, A décider si la matière est capable d*intcUif^once et de pensée.
134. D. Est-il bien évident que la matière ne puisse élre élevée à ce degré d*excellcnce et de pcrrection ? .
R. Nous avons démontré ( £. 1, c. 2, art. 3}
3ue b matière n*avait pas même la puissance 0 se mouvoir, et que tout mouvement devait lui venir d^une cause étrangère. Du mouvement il y a bien loin à la pensée. Quand même la matière pourrait se mouvoir, on n*cn pourrait encore rien conclure en faveur de sa TacuUé de penser. On sent par là combien le svstème des Matérialistes est en deçà de toute probabilité. Toutes les idées que nous avons dé la matière concourent à la représenter comme une substance purement pass/ve» et c'est méme.la déGnrtion que des Phik»sophes en .ont donnée. Or un être pttrerocnt' passif, qui serait une intelligence, qui formerait la pensée, et qui aurait l'incom* préhensible activité de Tesprit humain, est «ne absurdité ridicule.
135. D. N'est-ce pas donner des bornes à U puissance de Dieu que de lui refuser le liaavoir de produire «ne matière pensante?
R. Pas plus que de lui refuser le pouvoir défaire que deux et deux ne soient pas quatre. Placer dans la puissance de Dieu des contradictions, des idées desfractiUes les unes des autres, cVst Insulter sa majesté souveraine^, et répandre des nuages sur la foi de va toute-puissance. ^
196. D. Malgré lous les attributs connus de la matière, n*y a-4-il pas eu des Philosophes qui ont reconnu la possibilité d'une matière pensante?
h.' Un Anglais nommé Locke et on Françaiis nommé voltaire ont travaillé à accréditer cette idée, mais elle n*a point prospéré chez les sages. Locke à cette occasion a été exalté par les Matérialistes comme. un génie profona; mais le chevalier de Ramsa^, qui se connaissait bien en hommes, et qui con- Bcf ssait Locke en particulier, ea.portc un jugement bien différent, c Locke, ait-il, génie superficiel, qui a écrit les éléments de la philosophie plutôt que des principes approfondis, était, je crois, un Socinicn décidé. Quand raulorilé ne guide plus on Philosophe, il s*éffafe toi||oars » (L^tre à Jf . Racine). ' IST. D. Sur quel fondement ces Messieurs établissaient-ils leuropif^n?
R. Sur ce que nous ne connaissions pas âssex la nature intime de la matière, pour
prononcer sur ce qiil lui convient et ne Inl convient pas.