‹ Catéchismes philosophiques, polémiques, historiques, dogmatiques, moraux, liturgiques, disciplinaires, canoniques, pratiques, ascétiques et mystiquesChapitre 127 sur 235 · CHAPITRE XLV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLV

D. En passant des pères latins aux grecs, qui trouverons-nous d'abord ?

R. C'est le martyr et le philosophe saint Justin qui , dans son livre de la Monarchie ou de l'Unité de principe, établit par le témoignage des poètes et des philosophes , ce qu'il appelle la croyance catholique, et dont Toubli avait amené suivant lui le culte des idoles. Il fait la même chose dans sa première apologie adressée aux empereurs Antonin et Marc-Aurèle. Ccttç apologie du saint martyr, ainsi que toutes celles des premiers pères, se réduit à celte alternative : Là où les poètes et les philosophes ne sontpas d'accord avec le christianisme, ils ne sont pas d'accord entre eux : là où ils sont d'accord entre eux, ils sont d'accord avec le christianisme.

D. Le philosophe Alhcnagore d'Athènes, parle-t-il comme le philosophe Justin dans sa requête aux empereurs Marc-Aurèle et Commode?

R. Si les philosophes et les poites, y dit Athénagore , ne reconnaissaient pas un seul Dieu, et ne parlaient des autres de manière à en faire les uns des démons, les autres de ta maliire, les autres des hommes; il y aurait quelque motif de nous vexer, nous qui distinguons Dieu et la matiire , ainsi que les natures de l'un et de Vautre. Car de même que nous connaissons Dieu et son Fils et le Saint- Esprit, de même nous avons appris qu'il est d'autres puissances gui exercent l'empire sut la matiire et par la matiire : l'une dédies, hostile à Dieu ; Vautre , amie et fidile ( Athenag. légat., n. 2k).

D. Trouve-t-on la même doctrine dans le philosophe Clément, chef de l'école chrétienne d'Alexandrie?

R. Dans son exhortation aux païens , où il prouve également l'unité de Dieu. par le témoignage des poètes et des philosophes» Clément a Alexandrie engage Platon à chercher avec lui une connaissance plus complète de Dieu : Car, dit-il, à tous tes hommes ti a été instillé une certaine influence divine, Cest pourquoi ils confessent, même malgré eux, qu'il est un- seul Dieu^ incorruptible, non engendré, qui réside toujours au sommet du ciel (Clem. Alex*, p. kk et l^^, édit. du Vaisseau.)

CATFXniSME

D. Origènc, disciple de Clément, pen§cl-il dinérerament de son maître ?

R. Origène parle comme son maître. Sur ce passage de saint Paul aux Romains, où il est dit que les hommes dont il était question, sont inexcusables parce (jue ayant connu Dieu ils ne l'ont pas gloriDc comme Dieu, le disciple de Clément fait celte rédexion : Ces paroles regardent tous les hommes en qui est la raison naturelle ; mais principalement toutefois les sages de ce monde et ceux qu'on appelle philosophes, qui se font une étude d^examiner les créatures de l'univers, et tout ce qui s'y est fait, et de conclure des choses visibles par celles qui ne se voient pas {Orig, inkp. ad Rom, l. l,c. 1).

I). Avez-vous , sur tout cela , quelque remarque à faire?

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