‹ Catéchismes philosophiques, polémiques, historiques, dogmatiques, moraux, liturgiques, disciplinaires, canoniques, pratiques, ascétiques et mystiquesChapitre 155 sur 235 · CHAPITRE LXXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXV

D. Nous avons vu de quelle manière Mahomet a réformé le christianisme, sous le rapport de la sainteté conjugale : Taurait-il réformé de même sous le rapport de la charité et de la douceur envers le prochain?

R. On le voit par sa conduite, quand il se trouva lin peu en force à Médine, il commença A faire la guerre à sa patrie et à sa tribu. Tel qu*un chef de Bédouins; il surprenait et détroussait les caravanes de CoraYchitcs, ses compatriotes. Le li mars 626, à la tête de trois cent treize hommes, il en attaqua une en personne dans un lieu nommé Bèdre. Il eut Tavantage, pilla une partie de la caravane, tandis que l'autre se retira en bon ordre à la Mecaue.

D. Quel usage Mahomet Gt-il de ce petit succès.

Ce coup de main est célébré dans TAlcoran comme une victoire incomparable, remportée par le secours de Gabriel et d*un millier d'anses. Mahomet (il jeter dans un puits les cadavres des ennemis. Parmi les prisonniers, il Gtconper la tète à deux, parce que précédemment ils avaient traité ses révélations de contes de vieilles. C'est ainsi qu'il réfutait ses adversaires.

D. Est-ce la seule fois qu'il les réfuta de cette façon?

R. Ce ne fut pas la seule fois. Il fit assassiner un poëte de Médine, nommé Caab, parce qu'il ne le ménageait pas dans ses vers : il fit assassiner Sofian, cnef de tribu, parce qu'il faisait des préparatifs de défense, et, en témoignage de satisfaction, il donna sa ranne à l'assassin : il fit également assassiner lejuif Salam : il envoya assassiner Abou Sofian, général des Coraïchiles.

II. De quelle manière Mahomet se montra-t-il envers la tribu des Coréïdiles, qui venait de se soumettre?

R. Les Coréïdites, assiégés dans leur forteresse,'se rendirent à discrétion, promirent tous d'embrasser le mahométisme, d'observer tous les préceptes de l'Alcoran ; ils deimandèrcnt seulement la vie. Mahomet fait icreuser des fosses larges et profondes, fait descendre les vaincus dix à dix dans ces fosses, où des bourreaux leur coupent la tête ; et Mahomet contemple ce massacre d'un bout à Fautre avee un visage impassible. Et à chacune de ces atrocités , il fait descendre du ciel on chapitre de l'Alcoran, pour les justi-

fier par Tordre de son dieu. Ou voit ici cet autre caractère de l'esprit de ténèbres : // fui homicide di$ le commencement (Joan. 8, kk).

D. Ce caractère ce voit-il encore ailleurs?

R. Ce caractère de sang et de meurtre se révèle et dans l'Alcoran , et dans la Souoa ou tradition mahométane, et dans toute l'histoire du mahométisme. Partout c'est une

Îuerre implacable contre les infidèles, c'est- -dire contre tous ceux qui ne croiront point à la parole de Mahomet. Il m'a été ordonné , dit-il dans la Souna, de tuer tous les hommes , jusqu'à ce qu'ils confessent qu'il n'y a de Dieu que Dieu, et que Mahomet est son prophète. S*ils le font, abstenez-vous du meurtre et du pillage, à moins qu'on ne fasse le contraire pour le salut de l'Islamisme. Vous devez attaquer les villes et les maisons des peuples, jusqu'à ce qu'ils prient comme ils doivent prier. La véritable clé du paradis c'est le glaive. Et afin qu'aucun traité de paix ne les arrête, il fit descendre du ciel un chapitre de l'Alcoran, où il est dit : Dieu vous a permis de délier vos serments (1).

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