‹ Catéchismes philosophiques, polémiques, historiques, dogmatiques, moraux, liturgiques, disciplinaires, canoniques, pratiques, ascétiques et mystiquesChapitre 178 sur 235 · CHAPITRE VIL— De la révélation faite à la · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL— De la révélation faite à la

nation juive,

D. Quels furent les moyens dont Dieu se

servit pour révéler ses volontés aux hommes?

R. Il choisit d'abord Abraham, Chaldéen

d'origine, et il le destina ponr être le père da peuple hébreu, appelé ensuite le peupla juif, car c'est à ce peuple que Dieu voaiul se faire connaître d'une manière sensible et l'instruire du vrai culte que les hommes devaient lui rendre.

D. Quels sont les témoignages qui ccnsta-^ tent la vérité de la révélation faite à la nation juive ?

R. Ce sont les saintes Ecritures.

D. Quelles sont les vérités essentielles qu'elles nous apprennent?

R. 1* Nous y apprenons Thistoire de la création du monde. Nous y voyons l'état heureux dans lequel Adam, notre premier père, fut créé ; juste, innocent, destiné à nn bonheur infini, s'il eût persévéré dans l'innocence ; sa triste chute par le péché, source funeste de tous ses maux et de ceux de tooi les hommes, sa séparation future par un médiateur que Dieu lui promit (Gen. 3, 15) d lui fit envisager de loin pour sa consolation. Nous y apprenons que la terre fnt inondée d'un déluge d'eau en punition des crimes de ses premiers habitants ; que ce châtiment oé tira point le eenre humain de sa corruption, puisqu'un déluee d'erreurs et de crimes couvrit de rechef le monde renouvelé ,- que les hommes plongés dans leurs sens, n'eurent

{>ointles yeux assez éclairés pour apercevoir aDivinité qui était si proche et si présente ; et que, méconnaissant l'ameur de toutes choses , ils firent honneur à leur sagesse, à leur courage et à leur pouvoir, de tous les événements auxquels ils concouraient par quelque endroit; et que dans ceux où ils voyaient évidemment qu'ils n'avaient aucune part, ils les attribuaient au hasard, à la for* tune , au destin et à d'autres noms vains et frivoles, ce qui fut la source de Pidolàtrie dont on a déjà parlé. Nous y voyons que Dieu, pour dissiper les erreurs et faire triompher sa providence , voulut la rendre si sensible par des faits incontestables que les plus in~ crédules n'en pussent douter dans la suite des siècles ; que oans ce dessein il se choisit un peuple dont Abraham fut le père, pour être le dépositaire de la vraie religion et pour instruire le genre humain de l'ordre de ses desseins ; que dans cette vue il sépara ce peuple des autres nations de la terre par ses lois et par ses usages, qu'il le renferma dans Tenceinte d'un certain lieu qu'il lui avait préparé depuis longtemps; qu'il le gouverna d'une manière toute singulière, soit pour rétablir danè la terre qu'il lui avait promise, soit pour l'y maintenir , et qu'il s'en rendit lui-même le chef et le législateur.

Page 1