CHAPITRE Xyni. De la résurrection de
Jesus^hrisL
D. Quelle est encore la plus grande preuve de la divinité de Jésus-Christ?
R. C'est celle qui se prend delà vérité de sa résurrection et de l'accomplissement de ses promesses.
D. Comment établissez-v&Uê la preuve de la résurrection de Jésus-Christ?
R. 1* Sur le témoignage de ceux à qui il se fit voir après sa résurrection , et rapporté par les évangélistes ; 2* sur la disposition où étaient les apâtres lors de la résurrection ; 3* sur le courage des apôtres à rendre témoi-
Î;nage à cette vérité; »' sur les miracles par esquels ils ont appuyé cette même vérité ; 5* sur le succès de leur prédication ; 6" sur la constance qu'ils ont témoignée dans toutes les persécutions auxquelles ils furent exposés en annonçant l'Evangile.
Je dis 1* sur le témoignage de ceux à qui Jésus-Christ se fit voir plusieurs fois après sa résurrection. Ce fut d'abord à sainte Madeleine, le jour même de sa résurrection, en se faisant connaître à elle, en l'appelant de son nom et lui disant ces paroles : « Ne me. touchez pas , je ne suis pas encore moulé vers mon Père, mais allez trouver mes frères , et leur dites de ma part : Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu [Jean, 20, 77) »; V aux saintes femmes , à qm il parla ainsi : « Ne craiff nez point ; allez dire a mes frères qu'ils aillent en Galilée, c'est là qu'ils me verront (if a/A., 28,10} ; 3" » aux disciples qui allaient à £mmaiis , et qui le reconnurent à la fraction du pain ( Imc, 2k, 35) ; h* aux onze apdtre^ , dans le lieu où ils étaient assemblés et où Jésus-Christ se trouva tout à coup au milieu d'eux, quoique les portes fussent fermées (Marc, 16, 14). On voit qu'il leur reprocha leur incrédulité, en leur disant : « Regardez mes mains et mes pieds ; c'est moi-même : touchez et voyez qu'un esprit n'a ni chair ni tf s, comme vous voyez que j'en ai (X.i4C,2ï, 39). » Et pour achever de les convaincre il mangea en leur présence,. Or toutes ces apparitions arrivèrent le jour même de la résurrection. 5* Jésus-Christ apparut encore aux apâlres, au même lieu qu auparavant, et il dit ces paroles remarquables à saint Thomas , l'un des douze apAtres , qui n'était pas avec eux lors de la première apparition publique , et qui ne voulait pas y
ajouter foi : « Portez ici votre doigt, et considérez mes mains ; approchez ici votre main et la mettez dans mon côté , et ne soyez pas incrédule, mais fidèle {Jean, 20,26). » Faisant
parla allusionà la manièredont saint Thoma» avait exprimé son incrédulité, disant : «Qu'it ne croirait point que Jésus-Christ fût ressus» cité s'il ne portait son doiet dans les traces qu'avaient laissées les clous . et dans le» plaies du cdté de son maître. « 6* Jésus^ Christ apparut en Galilée, sur le bord du lac de Tybériade, aux apêtres Pierre, Jacquesv Jean, et à Nathanaël, ainsi qu'à deux autre» disciples; il leur fit faire une pêche mira^ culeuse, et il mangea avec eux(/ean, 21,1).! 7* il apparut à ses apâtres et à ses disciples^ qui étaient au nombre de plus de cinq centsy sur une montagne de Galilée, où il leur avait ordonné , par la bouche des saintes femmes, de se trouver (1 Cor. eh. 16,r.6). 8* Avaqt de monter au ciel , il apparut aux apAtres dans laville de Jérusalem, et leur dit: « Qu'il avait reçu tout pouvoir dans le ciel et sur la terre; qu'ils allassent par tout le monde instruire et baptiser les hommes, au nom du Père , du Fils et du Saint-Esprit [Math., 3», i8. Marc, 16, 17. X.uc,2fr,45. Act., 1,9]. Il leur promit le don des miracles, non seulement pour eux , mais aussi pour ceux]qui croiraientà leurparole : il les assura de son assistance jusqu'à la fin du monde : il leur ouvrit les yeux de l'esprit, pour leur faire entendre le sens des Ecritures: il leur pnv mitdelenr envoyer bientôt le Saint-Esprit , et leur ordonna de demeurer dans la ville de Je* rusalem, jusqu'à ce qu'ils fussent revêtus de la force d'en haut. Ensuite il conduisit se^ disciples à Béthanie , et de là sur la montagne des Oliviers ; là il les bénit , et pendant qu'il les bénissait. Il s'éleva dans le ciel, et entra dans une nuée nui le cacha aux yeux de ses disciples. Enfin saint Luc, dans les Actes, dit expressément ; « Que Jésus-Christ se montra souvent à ses apAtres depuis la
Sassion , et qu'il leur fit voir par beaucoup e preuves qu'il était vivant, leur apparaissant durant quarante jours et leur pariant du royaume de Dieu (Act., 1, 3). »
Bans ce peu de paroles cet évangéliste a rassemblé des preuves sans nombre, qui ne sont point écrites dans les livres saints; mais ces apparitions ainsi multipliées et diversifiées, ajoutaient aux premières une nouvelle certitude , et servaient à affermir lesapêtres dans la foi du salut, dont ils devaient être les prédicateurs, et dans la conviction des preuves tirées de l'Ecriture, qui fonl les dépendances et les suites do la foi.
D. Sur quoi fondez-vous encore la vérité de la résurrection de Jésus-Christ f
R. i* Sur la disposition où étaient les apôtres , lors de la résurrection.
D. Comment cela?
R. C'est qu'on ne peut pas soupçonner les apôtres d'une crédulité indiscrete, ou qui approche de la simplicité , parce qu'au seul récit des évangélistes touchant cet événement, on volt quilsne s'attendaient point à la résurrection de Jésus-4:hn!K. « Noos
espérions, disaient les disciples d*Eminafis à }ésas--Ghrist lui-même, au*il rétablirait le royaume dlsraël (Luc, 34, 21).» Ils ne l'espéraient donc plus? Sa mort sur une croix arait lait éranonir le peu de foi qu'ils araient eue d'alMHrd A ses promesses. On voit même que le récit qne leur flrent les saintes femmes , du discours que leur avaient tenu les anges» fat regardé d'abord par les apétres comme nneréverie.£( visa $unt anle iUossicut déliravMnimi verba ista {Luc,^ .il)£t on peut remarquer qncidans les commencements, ils ne firent aucun état des témoignages les plus précis de la résurrection do Jésus-Christ. Ce ne fut qu'après que Jésus-Christ se fut fait voir i plusieurs reprises, qu'il eut man* gé devant eux « et qu il eut fait toucher ses plaies i saint Thomas , que sa résurrection leur parut un iait constant et indubitable.
2* Sur le courage des apétrcs à rendre témoignage i la vérité de la résurrect|on. Ces hommes sans lettres , comme les appc- . laient les prêtres et les sénateurs des Juifs Idiotœ, (Aci., h, 13} et jusqu'alors si grossiers qu'à peine ils entendaient ce que Jésus^hrist leur disait; ces hommes si simples etsi timides s'exposent tous sans précaution et sans mé« nagement, pour exécuter les ordres de leur Maître. Us vont les premiers au-devant des périlsdans la capitale, eu présence de tout le peuple; ils n'emploient ni les instructions secrètes, ni les insinuations; ils annoncent hantementla résurrection de Jésns-Chrisl^son pouvoir suprême dans le ciel et sur la terre* et ils répètent souvent aux Juifs, qne c'est celui-là même qn'ils ont cruciflé (Act., i, 10 et 7» 62) : prenvc évidente que le Saint-Esprit était descendu sur eux, et qu'il les avait remplis de force en leur donnant le don des langues. En rendant témoignage à cette vérité, fis produisaient les livres des prophètes qui avaient prédit les circonstances de la mort de Jésus --Cfarist, et en mémo temps sa résurrectiott«
8" Sur les miracles par lesquels les apôtres ont soutenu cette même vérité ; miracles évi-» dents et en grand nombre , et faits à la vue des plusgraMS ennemis de Jésus-Christ. On n*a qu*à parcourir les Actes des apôtres pour s'en convaincre. On voit saint Pierre et saint Jean guérir à la porte du temple un honune boiteux de naissance (Aet.^ 3). Une parole de ce chef des apôtres rétablir un homme paralytique depuis plusieurs anoés (9, 33). Le même ressuscite à Jo|^ une femme, appelée Tabytbe» en présence d*utt grand nombre de personnes (9, 36). Lorsque cet apôtre devait passer, on apportait les malades dans les rues sur des lits , aOn que son ombre couvrit
Îuelqu'utt d'eux etqu'ils fussent guéris (545). es seules paroles du même apôtre : Comment Satan voué a4-il tmté de mentir «m Saint-- Esprits dites à Ananîe, et trois heves après à Sapphire sa femme, ôtent la vie à ces deux personnes. Or l'impression que fit une mort si soudaine rendait le miracle si public qu'il itait impossible de l'obscurcir,
A Lystre, ville de Lycaonie, dans l'Asie If ineurcy ks habitants prirent S. Paul et S. Bar-
nabe pour des dieux et toulaleut leur faire des sacrifices , tant ils furent frappés de la guérison miraculeuse qne fit S. Paul d'un nomme boiteux et qui l'était dès le ventre de sa mère {Act., 14, 7). Le même apôtre, étant à Troade , ville de Phrygie, rendit la vie à un jeune homme nommé Eutique, qui était tombé tout endormi d'un troisième étage , et qu'on avait remporté mort ( 20, 9).
On amenait à Jérusalem, comme il est rap» porté dans les Actes des apôtres, un grand nombre de malades et de gens tourmentés par des esprits impurs, et ils étaient toos guéris (4S, 16). Ainsi pbr ce nombre indéfini on doit inférer que les miracles des apôtres étaient non seulement publics et frappants , mais pour ainsi dire journaliers. Or c'étaient ces mêmes hommes parle min&tère desquels Dieu faisait éclater si visiblement sa puissance, qui attestaient hautement la résurrection de Jésus-Christ.
On doit faire attention que tous ces miracles sont rapports par S. Luc , auteur contemporain, oélétMnc parmi les chil'étiens, fort uni avec les apôtres et particulièrement avec S. Paul, parfaitement instruit de ce qu'il écrit, et dans le récit duquel on voH une naïveté et une simplicité qui n'ont point d*cxemp1o ; car il n'y rèçne aucune sorte d'affectation : souvent dans la narration le miracle n'y entre que comme uif incident et comme un événement qui interrompt l'action principale que l'historien rapporte. Ce n'est pas ainsi que les hommes qui en veulent imposer racontent de fausses merveilles.
On peut ajouter à cette preuve tirée du don des miracles le témoisnage de tous les écri^ vains de l'histoire de l'Eglise, dans les écrits desquels on voit une les grands serviteurs de Dieu et nombre oe saints personnages émînents en vertu, comme les évoques, les confesseurs de la foi, les martyrs sous leur tombeau , les solitaires célèbres furent honoré» de ce don ; en sorte qu'il ne se passait pas, pour ainsi dire, de jour, surtout dans les premiers siècles de l'Eglise, qui ne fût signalé par quelaue prodige qui servait à faire éclater la vérité de la reOgion chrétienne.
Sosomène rapporte qne les philosophes s'étant plaints a l'empereur Constantin dos changements arrivés dans la religion, îla demandèrent à conférer arec Alexandre , éTê- Zue de Const^ntinople, qui accepta le défi*. ors(|ue ils furent assemblés , il leur dit de choisir un d'entre eux pour porter la parole. Quand ils l'eurent choisi, Alexandre loi dit : Je vous commande au nom de Jésus-Cbrist de vous taire , et à l'heure même il devint muet. Je laisse à juger, dit cet historien , si ce ne fut pas un aussi grand miracle de lier ainsi la langue d* un pMlosopbeqoede fendrv une pierre par la foroe de la parole.
4* Sur le succès de la prédication de» apôtres, et oe succès ne peut avoir été si inrompt que par un effet de la puissance sensible de Dieu. Or comment concevoir que le Tout- Puissant eût voulu faire éclater son poavoir sur les cœurs par le ministère d*noe aectc d'hommes qui n'auraient été que des impo»-
teun en publianl que JéAUS-Chrisl était res-
sascité?
Cependant la prédication des apôtres attira des milliers d'hommes à l'Eglise naissante. Un seul discours de S. Pierre con?ertil trois mille hommes {Aci. 2, 14, ki ) ; un second en convertit cinq mille autres ( Ch. k, k )« La foi se communiqua comme un embrasement ; TE- Tangile passa rapidement de Jérusalem dans le reste de la Judée» dans la Samarie et dans les nations voisines ; car on doit remarquer que tous les Juifs qui étaient venus de Jérusalem de tous les pays qui sont sous le ciel Sour la fête de la Pentecôte , et qui entenaient chacun dans leur langue les apôtres parler des merveilles de Dieu et des grandeurs de Jésus-Christ» forent si vivement frappés de ce prodige, qu'ils en étaient lous hors d'eux-mêmes, et qu'ils répandirent à leur retour dans tous les endroits du monde qu'ils habitaient , les nouvelles de sa résurrection {Aci. 2, 7).
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fut des plus prompts, et l'Evangile fut ainsi reçu dans une infinité de pays (Rom. 10, 18). Voilà pourquoi S. Paul, écrivant aux Romains , ne craint point d'assurer que la prophétie de la course rapide des apôtres , rapportée dans le psaume dix-huit , avait déjà été accoiùplie. Leur voix» dit-il, a retenti par toute la terre, et leur parole s'est fait entendre jusque aux extrémités du monde. Comment imaginer que des hommes » que l'on •opposerait avoir le mensonge dans la bouche en publiant tout ce qu'ils assuraient dé Jésus-Christ et de sa résurrection , eussent reçu le don surnaturel des miracles et celui des langues, et qu'ils eussent changé la foce de l'univers.
5* Sur la constance des apôtres dans la prédication de l'Evangile malgré toutes les Ira- Terses qu'ils éprouvèrent; car pour établir la vérité de la résurrection de Jésus-Christ et sa doctrine, eux et leurs disciples furent toujours en butte aux persécutions des Juifs et des païens, puisque elles durèrent jusqu'à leur mort , qui fut , pour la plupart d'entre eux, cruelle et violente. Ces persécutions furent même de plusieurs sortes. On peut voir ee que S. Paul en dit dans sa première épttre aux Corinthiens {Ch. 4,2. Corinth. 11 ). Que répondront à cela les incrédules et les impies? Diront-ils que la prédication de la résurrection de Jésus-Christ et de ses merveilles a été une imposture de la part des apôtres , ou un complot qu'ils avaient concerté ; mais comment conçoivent-ils que ce complot n'eût jamais été trahi par aucun d'eux à la vue des supplices et de la mort pendant un aussi long espace de temps ; c'està-dire tout le temps de la vie des apôtres et tout celui de la vie de leurs disciples ? Car enfin, on trouve bien des gens qui, par prévention ou par indifférence, révoquent en doute des vérités palpables, ou qui rapportent i des causes biiarres des faits miraculeux; mais on n'en trouvera jamais qui veu- Catéch. PaiLOs. L
vent être démentis par un si grand nombre de témoins oue ce serait une extravagance visible de prétendre en imposer aux hommes à cet égard. L'impossibilité d'une pareille supposition est fondée sur la nature au cœur humain, et forme une preuve de la certitude des faits annoncés par les apôtres qui équivaut aux plus fortes démonstrations. Car dè^ qu'une fois les incrédules conviennent que la prédication des apôtres est un fait constant, il s'ensuit nécessairement que leur doctrine est véritable, qu'ils n'ont pu s'exposer aux tourments pour soutenir une fausseté, et qu'il est impossible que, s'ils eussent été des imposteurs, quelqu'un ne se fût démenti.
Ainsi il n y a point d'autre voie aux incrédules pour se tirer de ce raisonnement, que de nier le fait de la prédication des apôtres, et de dire, par exemple, que les apôtres n'ont point souÔert la mort, que S. Pierre et S. Paul n'ont point souffert le martyre sous l'empereur Néron; mais leur doute sur tous 'ces points les mènera plus loin qu'ils ne pensent, puisque, en niant tous ces faits, il faut nier toutes les histoires et tous les événements qui se sont passés dans le genre humain. Que si un pareil sentiment leur parait heurter le bon sens et qu'ils conviennent de la vérité de certains faits indubitables , comme du martyre de S. Pierre et de S. Paul sous l'empereur Néron, on leur fera voir qu'en admettant ce dernier, tous les autres se suivent; c'est-àdire qu'il y a eu des apôtres qui ont prêché l'Evangile, que les perbécutions qu'ils ont souffertes sont attestées même par les païens et que les édits des empereurs en font foi. Qr, ce point une fois admis, la conséquence qu'on a tirée ci-dessus de la constance des apôtres dans les persécutions qu'ils ont eues à essuyer et du concert unanime à soutenir les mêmes vérités, sans qu'aucun d*eux se soit jamais démenti, est très-juste et très-fondée , et exclut toute idée d'imposture, de complot; maiif si les incrédules voulaient être de bonne foi et réfléchir sans prévention sur la conduite et l'esprit qui animait les apôtres, ils se convaincraient bientôt de la vérité de l'Evangile. En effet, comment l'imposture serait-elle compatible avec le caractère des apôtres ? Si on jette les yeux sur leurs écrits, on les trouve remplis des témoignages de la fermeté de leur foi et de l'immobilité de leur espérance, non seulement quand ils parlent aux simples fidèles, mais quand ils exhortent leurs çlus chers disciples. Si on examine l'esprit qui les animait dans tous les événements de leur vie, on voit qo*ils avaient sans cesse le nom do Jésus-Christ dans la bouche, qu'ils le regardaient comme présent à leurs combats, comme témoin de leur patience dans les tourments, comme prépare à rècompeii&ei leurs souffrances par une vie immortelle ; on les voit enfin accepter tous la mort avec joie dans respérance de voir cet homàie-Uieu, dont ils avaient annoncé la résurrection et la doc*
(Trcnle-dûux.)
CATCClilSMe
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irine, et pour qui ils avaient tout »arrifié. En un mol, on peut dire que Jésus-Christ a prouvé sa résurrection à toute la terre par tics preuves auxquelles toute la raison humaine et toute la puissance des hommes et des démons n*a pu résister. Où sont les conquêtes que les anciens conquérants aient faites quand ils n'étaient plus? Or Jésus-- Christ a conquis les peuples après sa mort par la prédication de sa croix et rétablisse* ment de son Eglise.
D. QuHnférez'Vous de tontes les preuves que vous venez de donner de la résurrection de Je-sHf^hrist ?
R. C'est que cette vérité fondamentale prouve évidemment sa divinité. Car on doit remarquer que c'est par sa propre vertu qu'il ressuscita, ce qu'on n'avait pas encore vu. Or qui peutsc ressusciter soi-même qu'un homme-Dieu? Et ce ne fut pas pour mourir encore qu'il ressuscita, comme ceux des hommes qui avaient été ressuscites par le ministère des prophètes, mais il ressuscita pour ne plus mourir, et il reçut ici-bas une vie im* mortelle. Enfln il monta au ciel, mais ce ne fut pas dans un char de feu qui le transporta en un clin d'œil comme Elie : il s'éleva luimême avec majesté. Les anges vinrent au devant de lui et le promirent encore une fois À la terre, en/ironné de gloire et d'immortalité. Qui ne reconnaîtrait à ces traits le Dieu du ciel , qui, après avoir conversé avec les hommes pour les tirer de leur égarement et lie leur misère, va reprendre possession de sa gloire? Disons-le donc encore une fois: l'éclat du ministère de Jésus-Christ serait pour nous une occasion inévitable d'idolâtrie s'il n'était qu^une simple créature.