CHAPITRE V. Lt$ Mystères
AnncLB PABiiiEE. Les Mystères en générât^'
§ I. — 408. b. La religion chrétienne est' fondée sur des raisonnements invincibles;' mais l'obscurité de ses mystères n'est-ellé pas égale à Tévidence de ses preuves?
n. TL'ob^curité d'un fait prouvé ' par des considérations eitrinsèques à ce fait n'ôté rien de leur poids aux raisons qui établissent son existence. Il va d'ailleurs une foule de choses incontestables dont la nature est d'une obscurité complète; la physique « les
Ehénomènes de la vie en offrent de nom-* reux exemples. Comment, par l'effet de la volonté, nos muscles se conlractent-^ils dans un sens ou dans un autre? Comment pouvonsnous avoir la perception de lieux et decboses qui ne sont pas en rapport avec nos sett$ ? Corn* ment une même matière , le chyle, devenue sans à son tour, peut-elle donner lieu à toutes les substances si différentes dont se corn- Ï posent notre corps? Dans toute la nature, es pourquoi el les comment qui restent sans réponse , et dont le mot échappe absolument à toute idée , sont beaucoup plus nombreux que les choses accessibles à notre esprit. %09. D. Les mystères doivent être obscurs r
expliquer le secret. Fidet non habet mcritnm,eui humana ratio prœbet experimentum. Dtvina operaiio sj niJtoiie ccmprekenditur , iiofi est àdmirabiHê. Greg. II. Ilom. 26. in Evang. — Les saintes lettres coniparent les o;.érations de Dieu à la course d*an vaisseau en mer dont les vestiges sont imperceptilHes / lequel ne Ltissd aucune trace après lui qui en fasse; eonidatre la direction et la manoeuvre* In mort vi% tua et semiiœ tnœ in aquis muUis , et veHiQÎa ttta »«« coçnoscentur, Ps. 76, 20.
( t) Voyez de s.iges et touchantes réilexions suç celto m.'ttière dans ri/iiiVa/ion de Jésu^-Christ^ 1. 2^ rb. 58. Un grand tliéniogien répondait ^ toùios le^ difRculiës que la matière présente fait iiai|re pai* ees paroles de rËcritiire ; Jus^us ««, Domine; H reetumjm^ dicium tuum;Q\i bien parcelieg cïiJtuUda Domina f <ra, justi^ûta in sen^psa^ Il disait qveces deux pas^. sages valaient mieux que de longues disseriatioiis^ e( qu^ils avaient enseveli tousses domcs.
(2) Conctusit enim Deus omnia in incredulitatef «4 omnium misereatur^ 0 aitiludo divitiarum^ sapienlim et icientiœ Dei : quam iiieompreheniibiHa omU judieia ejus^ et invettigabâles viœ efusl quis enim cognovit setisaim Dondut^ mil quis connlimrius ejus fmil ma qms pri^ dédit Hii, et reirèbuetur si! Quornam e» ipso, et per ipêum et in ipso sunt omnh* Ipû gloria in tœeula. Amen, ftoin» 11,32-36.
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