X. Db la JOSTIFIGATtON
g 1. Qu'est-ce que la justification? C^est une grâce qui nous rend amis de Dieu.
Le pécheur peut^il mériter Inmacejusti'^ fiante? Non , le pécheur ne peut la mériter.
Pourquoi cela? Parce que toutes les bonne» ceuvres qui se font en péché mortel sont des œuvres mortes et troj^ peu de choses pour, pouvoir mériter une si grande grâce.
Est-ce un article de foi chez les catholiques que le pécheur étant en péché mortel ne peut mériter la grâce de la justification? Ouï^ c'est un article de foi.
Rapportez-^ous sur ce sujet les paroles du concile de Trente au chàp. vi de la sixième
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CATÉCII19tt£ DE CONTROVERSÉ.
$emon. « Rien de tout ce qui prédMe în jastlfkalion, ni la fol, ni Jes dsavres, ne mérile la fx^te de ta Jostiflcation. »
Comment se fait donc la justification du pécheur t Elle se fatl grataitcmeiit et par la ;^tirc miséricorde de Dieu.
^ft vue de qui? Non en vue de nos mérites, mais en vue des mérites de Jésiis-Christ.
Comment cela? Jésus-Christ est notre «nique médiateur , qui nous a réconciliés avec son Père par le prix de son sang.
De quoi se plaignent donc les protestants, et pourquoi nous accusent-ils de croire que le pdchextr peut mériter la rémission de ses péchés? lis ne se plaignent que parce qu'ils n'entendent pas la doctrine catholique.
Faut-it donc dire que le pécheur ne peut obtenir par ses bonnes cmvres la grâce de la justification ? Le pécheur peut bien par les bonnes œuvres obtenir la grâce de la justification» mais il ne peut la mériter.
5 2. Quelle part la foi a-t-elte à tajustift" cation du pécheur? La foi a une part tresconsidérable à la justification, et est absolument nécessaire pouf que le pécheur puisse être justifie.
Comment cela? Là foi est le principe et, pour ainsi dire, la première racine de la justification.
Pourquoi cela? Parce qu*il est impossible de plaire à Dreu sad» la fol , ni de niire du bien sans la foi.
Mais la foi seule ne suffit-^lU pas pour justifier le pécheur? Non, elle ne suffit pas; Dieu deinanoc encore A*antres dispositions du pécheur pour le recevoir en grâce. ■
Quelles sont-elles? H fhut que le pécheur craigne Dieu et uu*il l'aime; qu'il soit repentant de SOS péchés ; qu'il ait un ferme propos de n*y plus retomber.
Comment Dieu exigeât-il ces choses? les éxige-t-il comme des conditions nécessaires , ou comme des œuvres méritoires? Dieu exige tout cela non comme des œufrcs méritoires , ruais comme des conditions sans lesquelles il ne fcnt pas recevoir le pécheur en grâce. Rapportez-nous les paroles du quatrième chap, du Deutéronome, v. 29. « Tous trouverez Dieu , pourvu qde vous le cherchiez de tout votre cœur. »
Citez-nous les paroles du prophète Ezéchiel au chap. xvin, 9. 21. « Si Timpie se couver- Ht et iaxi pénitence , il vivra et ne mourra pas. »
Rapportex-nouà les paroles du Sauveur au cnap, XV de saint Jean, v. 14. <x Vous êtes mes . amts si vous faites ce que je vous ai commandé. »
Que concluez-vous de ces passages? Je conjclus que le pécheur ne peut être justifié, à moins d'accomplir les conditions qui lui sont marquées.
Que concluez-vous de plus? Je conclus de plus que ce n'est pas assez de la foi pour justifiel' le pécheur.
Saint Jean-Baptiste ne dit-U pas au troisième ebapié de saint Jean : Celui qui croit au PU$ de Dieu a la vie éternelle? Saint Jean parle ici d'une foi eilicace.
Comment cela? C'est-à-dire* celui qui crbit au Fils de Dieu , de telle sorte qu'il |H*aliqtte sa doctrine, a la vie éternelle,
L'Apôtre ne dit'^l pas. cm dtap* xvLieVSpi^ tre aux Romains , v. 28 : Noi$s esimons que V homme est justifié par la foi p sans les oeuvres de la loi P Saint Paul parie ici de^ enivres de la loi judaïque, et^ non des o&uvres delà loi chrétienne.
Pourquoi dites-vous cela? Parce que TapAtre saint Paul n'est pas contraire a l'apdlre saint Jacques; or' saint Jacques dit dans le deuxième chapitre de son Ëpltre : c Vous voyez donc que l'homme est justifié par l^ oeuvres, et npn par la foi seufemept. »
V Apôtre ne dit-il pas dans le diap, r de tEpitre aux Romains, v. 1 : Puisque nous sosmnes justifiés par la foi, nous avons lapaixaveeDieu? L'apôtre parle ici d'une foi vive, animée par la charité, et féconde en bonnes œuvres*
S 3. Peut^on mériter te del quand on est en péché mortel ? Non , on ne le peut mériter , non plus que la justification.
Pourquoi cela? Parce que toutes les bonnes œuvres qui se font en péché mortel sont des œuvres mortes qui ne sont (Taucon prix.
Peut^on mériter le ciel quand on est-dams la
ârare de Dieu? Le juste qui est dauf la grAce e Dieu peut mériter par ses bonnes œuvres un accroissement de gloire , mais il ne peut mériter le premier degré de doirc.
A qui sommes-nous redevables du droit que nous avons dC entrer en paradis ? Nous en sommes redevables uniçiuement à la misérioorda de Dieu et aux mérites de Jésus-Christ.
Comment cela ? C'est Jésus-Christ qui par ses mérites nous a acquis le ciel comme uu héritage*
Pourquoi avez-vous dit que le juste mérite par ses bonnes œuvres un etccroissemeni de
Îffotre f C'est que le ciel nous est proposé dans 'Ecriture comme une récompense; or on ne peut parvenir à une récompense saos mérite.
Citez-nous tes paroles du Sauveur au cha-* pitre V de saint Matthieu, v. ti. € Vous devex être ravis de joie , parce qu'une grande ré^ compense vous attend dans le ciel, r
Citez-nous les paroles du Sage au chap. xi des Proverbes , t?. 18. « Celui qui sèmera la justice cueillera une riche récompense. »
Citez^nous les paroles de saint Jacques au chap. I, V. 12. « Heureux est celui qui souffre la tentation, parce qu'il recevra la couronne de vie. »
Rapportez^nous les paroles de Vapâtre saint Paul dans sa seconde à Timothée , chap. iv, V, 7. « J'ai achevé ma course, la couronne de justice m'est réservée , et le Seigneur, qui est le juste juge, me la rendra en soU graud Jour. »
■Les protestants peuvent^ls trouver à redire à la doctrine catholique touchant le mérite des bonnes oeuvres? Non , ils sont obligés délire la même chose que nous.
Comment s'expliquent-ilsdans VApotogifi de la Confession d'Augsbourg , p. 96? « Nous enseignons que les bonnes œuvres méritent une récompense temporelle et spIritoeUie en ce monde et en Tautre. »
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