DE LA JUSTIFICATION
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DeçMOî tèpltilaneni donc les adversaire au sujet fbsmmle des bonnes 0uwreéf Ils n« ft«
{>laigneiit qae parce quHls n'entendent pat a dMlrifte catnoliqfne.
S 4. ^^est-^ee qui donne le prix aux bonnes œuvres? C*est la grâce sanctifiante.
La grate sanctifiante est-elle en nous ou hors de nous? Elle e&t dans nous , et non hors de
nous/
Est^e Dieu qui nous la donne , ou estrce nwu qvi nous la donnons? C'est on don do Dieu que nous recevons de sa libéralité.
Comment V Apôtre s'exprime^t-il en parlant de Im grate sanctifiante au chap. y de VE pitre aaxRùVMins, 9. 3? « L'amour de Dieu est répandu dans nbs cœurs par le Saint-Esprit qui nons est donné. »
Qudssont les effets de la grâce sanctifiante? EUe^it qne nous sommes les amis et les enfiinUr de Dieu*
A rai sonmes^ous redevables dune grâce si précieuse? î^on^ en sommes uniquement redevableé aux mérites de Jésus-Christ.
Quelh remarque faites^ous touchant Teffi-tncité des mérites de Jésus -Christ ? Jésus-- Christ ne s*est pas contenté de mériter le ciel» Il noos aroncore mérité une grâce, oui nous met en état de mériter de plus grands degrés deetoire. •
Le Sauveur ne dit4t pas au chap. xxn de Mrnnt LuCi v. iÔ : Quand vous aurez fait tout ce qui vous a été ordonné , dites : Nous sommes des serviteurs inutiles , nous avons fait ce que nous devions; comment pouvons-^ nous donc prétendre pouvoir mériter quelque chose? Nous sommes des serviteui's inutiles envers Bleo ; mais nous ne sommes pas inutiles envers nous-mêmes.
Pourquoi dites-vous qun nous sommes. des senriieurs iniUiles envers Dieu ? C'est que quand nous ne ferions aucune bonne action. Dieu n'en serait pas moins heureux pour cèbi.
Pourquoi dites-vous que noits ne sommes pas inutiles envers nous-mêmes? C'est parce que les bonnes œuvres nous servent à obtenir la récompense que Dieu a bien voulu nons promettre.
Dieu pouvait-il nous ordonner de faire de bonnes œuvres sans nous promettre aucune récompense? l\ le pouvait sans doute.
Comment s'exprime le concile de Trente sur es sujet , dans la sixième session , chap. xvi? k La bonté de Dieu envers les hommes est si grande , quil veut que ses propres dons deviennent leurs mérites. »
Avons-nous sujet de nous confier beaucoup eu nos bonnes œuvres f « A Dieu ne plaise , dît te concile de Trente , qu'un chrétien se confie • ou se gloriGo en soi-même , et non pas dans le Seigneur. ».
Pourquoi les protestants nous reprochentils le trop de confiance en nos bonnes œuvres'! C'est A tort qu'ils font ces reproches ; mais les catholiques se plaignent avec raison de la mauvaise foi des adversaires.
S 6. Vhomme p^ut-il satisfaire pour ses péchés ? Il n'y a paa d'homme au monde qui puisse satistaire pour un seul péché morlcL
i^ui a satisfait nour nos péchés ? C'est uniquement Jésus-Christ qui a satisfait pour la coulpe de nos péchés.
PouvonS'^ous nous appliquer les satisfac^ tiens de Jésus-Christ? Nous le pouvons san» doute avec la grâce de Dieu.
Comment les satisfactions de Jésus-Christ nous sont-elles appliquées? l^tiditux manières.
Dites-nous comment. Ou avec une pleine rémission des peines temporelles, ou en réservant quelque peine temporelle â souffrir,
Qxiond est-ce que les satisfactions de Jésus* Christ nous sont appliquées si parfaitement qu'il ne nous reste aucune peine temporelle à souffrir ? C'est au baptême.
Quand est'ce que les satisfactions de Jésus- Christ nous sont appliquées de telle maniàe, qu'il nous reste à souffrir qtLclqut peine temporelle? Cotnmnnimeni au sacrement de pénitence.
Est-ce que toute la peine n'est pas toujours remise avec la coulpe? Non, car il arrive souvent que Dieu, en remettant le péché, change la peine éternelle que le pécheur a méritée en jpeine temporelle. .
Bapportez-nous sur cela un exemple tiré du douzième chapitre du deuxième livre des Rois. Le prophète Nathan dit à David, touché de reeret de son péché : « Dieu vous a pardonné votre pêche, cependant ce fils qui vous est né mourra. »
Rapportez-'nous encore un autre exempte du vingt-quatrième chapitre du même livre . Le prophète Cad laissa à David» le choix entre la guerre, la famine et la peste, quoique son péché lui f&t déjà pardonné.
Le pécheur pénitent peut-il acquitter le» peines temporelles dont il reste redemble d la justice de Dieu ? Il io peut avec la grâce de Dieu, et l'Ëcrilure sainte l'exhorte à le faire.
Rapportez-nous les paroles du prophète Daniel, chap. iv, t^. 24. « Racheter vos pechéa par des auménes. »
Rapportez-nous les paroles du Sauteur en saint Luc , thap, JLi^ v. 4, «Donnez de vos biens aux pauvres, et tout sera sans tacbo pour vous. »
S 6. Qu est-ce que l'indtdgence ? C'est la rémission des peines temporelles.
Les péchés ne se remettent-Us pas par Tin* dutgence ï Les péchés se remettent par le sacrement dt pénitence, et non par rinduigence.
Vngtise c^ttîle le pouvoir de remettre les peines temporales? l'Eglise a le pouvoir d'héler tous les liens qui empêchent l'entrée du ciel ; or est-il que la peine temporelle est aussi un lien qui empêche pour un temps l'entrée du ciel : donc l'Egli^ea le pouvoir de remettre aussi la peine temporelle.
Y a-t-il longtemps que les indulgences sont en usage dans l'Egltse? EUes y sont en usaçe depuis le commencement du chris-^* lianismc.
Comment cela? L'Apâtrc remit i Tinces* tueux de Corinthe la peine qui lui avait été imposée, et c'était là une indulgence.
Rapportez-nous les paroles de V Apôtre dans
CATÉCHISME DE CONTROV£Jt^
fa dtuxiimtauxCorinlhieni, cAap. ii, «. 10. • Si je Inî ai fait grâce, c'a été poiir l'amour de vous en la personne de Jésus-Christ. >
Rapportex-^out ce que dit saint Cyprien âamla quatarxiim» épUre du troisième livre , ei ce qui est dit dans te onzième chcg^itre du eoncUe de Nicée. Il est dit que les evéques aecordaient souvent aux pénitents la rémissimi des peines canoniques, A la prière des
saints martvrs* , „ . , ,
ifue eonctuex'tous de là? Je conclus que les évéques leur remettaient en même temps les peines temporelles dont ils étaient redevables à la justice de Dieu.
Pourquoi cela, et quelle connexion y o-MI de run à Vautre? Si les évéques avaient remis les peines canoniques sans remettre les peines temporelles devant Dieu, ce n'aurait pas été un avantage pour les pénitents.
mais c'est la commune opinion des tneologiens , très-bien établie dans rScriture.
Que sommesHMUs obligés de croire touchant les indulgences? Deux articles qui ont été décidés par le concile de Trente.
Quel est le premier? Que Dieu a laissé à son Eglise le pouvoir d'accorder des indulgences.
Quel est le second? Que l'usase des indulgences esl salutaire au peuple cnrélien.
F ort-il rien dams cette doctrine du concile ui puisse faire de la peine aux protestants ? Jon, iln'v a rien qui puisse leur en faire raisonnablement
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