‹ Catéchismes philosophiques, polémiques, historiques, dogmatiques, moraux, liturgiques, disciplinaires, canoniques, pratiques, ascétiques et mystiquesChapitre 69 sur 235 · XII. Des cosiciles · texte numérisé non relu

XII. Des cosiciles

§ 1. Combien de sortes de concites y a-t-il? Il y en a de deux sortes ; savoir : Les conciles généraux, et les conciles particuliers.

Qu^est-ce qu'un concUe oénéral ou œcumé-nique ? C'est une assemblée d*évêques à laquelle sont invités tous les èvêques du monde chrétien , et qui est présidée par lé pape , ou

f»ar ses légats , ou du moins confirmée par ui.

Qu'est^e qu'un concile parlieuticr , pro-vinciat ou national? C'est une assemblée d'évêques à laquelle sont invités tous les évê-^ qucs d'une province ou d'un royaume.

Un concile peuM'I errer en matière de foi ? Les conciles généraux et œcuméniques sont infaillibles en matière de foi, mais non les conciles particuliers.

Pourquoi dites-^ous que les. conciles généraux sont infaillibles? Parce que si un concile général venait à se tromper , toute l'Eglise serait dans l'erreur, ce qui ne se peuL

Pourquoi dites-voùs que toute r Eglise. serait dans l'erreur au cas qu'un concile général vint à se tromper? Parce que tous les évêqurs assemblés représentent toute l'Eglise» de même que les états représentent tout un royaume.

De quelle manière faut^il regarder les déci fions des conciles généraux? Comme des ora clés rendus par le Saint-Esprit.

Rapportez-nous les paroles que saint Piert e prononça dans l'assemblée des apôtres au chap. XV. des Actes des apôtres. cU a semblé bon au Saint-Esprit et à nous de ne vous )mp<w ser aucun autre rnolean. p

%ll

CÀTËCinSME DE CONTHOVeRSE.

SiS

«.^ww un grand pichéque d&rtfuêer de te $oumetlr0 aux ContxUé généraux? C'est fair<> voir HB orgueil el une opiniàlrelé jiisouteuabli^s; c'est tomber dans le schisme el dans

rbérésie. , ^

Piturquoi dVti^^ouê cela? Parce que c est préférer son sentiment particulier au sentiirtent universel de TEglise, et au jugemenl de tant d'habiles gens- , ,,w ^

Ne pattrroîM)n pas dtre qu on est obUge a recevoir les décisions des conciles quand elles sont conformes à ta parole de Dieu , mais non hôri de là ? Cette réponse est insoutenable.

Pourquoi cela? En faisant cette réponse on témoignerait être dans la pensée que TE* giîse peut enseigner quelque chose de contraire à la parole de Dieu, ce qui ne se peut.

Pourquoi dites'-vôus encore Que celle ré-- , pense est insoutenable ? En répondant ainsi on s'établit juge de ceux que Dieu a établis pdor juger des diflërcnds de Religion.

g 2. combien y u^t/ de conciles généraux? Il y en a di&*-buit.

I Ûà s'eH tenu le vremer concile eecuméniqu^f k Nicée, en âS».

• Où t'est tenu le second ? A Constantinople» enâSi.

Oà le troisième ? A Ephèsc, en kBi.

Où le quatrième ? A Cbalcédofne, en USi.

Combien s'est-^l tenu de conciles' généraux A Cùnstantinople ? Quatre en tout.

Combien y en a-t-il eu à Rome? Cinq en tout.

Combien à Nicée ? Deux.

Combien à Lyon? Deux.

Nommes encore d^aulres endroits oi^ il s'est tenu 4es conciles généraux ? Il s*en est tenu ug à Vienne en Daupbiné , et un à Florenc6f

Quel «Il If dernier concile générai? Le concile de Trente.

Pourquoi mettez-^ous le concUe de Trente au nomiro des nnciles généraux P Farce que tons les ëvéqnes de la Chrétienté y ont été invitéa; et qu'il a été présidé par les légats du pape et confirmé par lai.

Combien o Or^-^U eu de cardinaux f Six.

Combien de patriarthee? Trois.

Combien d^arckevêques ? Trente-deux.

Combien d* et éques? Deux cent vingtrbuit.

Les ministres luthériens et caMnistes ont^ils amsi été inniiés d'y assister f On les a fort pressés d'y venir , et on leur a offert pour cela toutes les sAretés qu'ils pouraicnt désirer.

Esf^ee une raison emx protestants de re/et^ ter le eoneile pour n'y avoir pas été? Non., c«ir il n'a tenu qu*i eux de s'y trouver.

Les protestants eonp-ils obligés en eonsciee^ee de se sounuttr-e au concile de trente? Oui, car ils ont été jugés par leurs juges légitimes.

Qui a droit de juger de la doctrine? Ce sont les évéques.

Pourquoi ? Parce que Dieu les a établis pour cela.

Rapportex-^ous - lee paroles de eaini Paul aux étéques éUins le ehmp. xx de^ Attee des apôtres f « Prcncx garde au troupeau sur le-

quel le Saint-Esprit vous a établis évéqucs pour gouverner l'Eglise de Dieu, n

Quelles remarques failes^o^^ sur ces paroles? Les évéqucs ne pourraient gouverner l'Eglise comme il faut, s'ils n'étaient point en droit d'approuver la bonoe doctrine, ci de condamner la mauvaise.

XIII* De L'OfiilSSAB^CB DUE 4 L*E(»USB.

§ 1 . Sommes-nous obligée d obéir à C Eglise f Oui , parce que Dieu l'ordonne.

Que dit le Sauveur ? (Matthieu xviii, v. 17.) « Celui qui n'écoute pas l'Eglise, qu'il vous soit comme un païen et un publicain. »

Que ditHl aux pasteurs? {Luc x, i». 16.) « Celui qui vous écoute m^écoute» et qui vous méprise me méprise. »

Que dit saint Pau/?(Hébr. xv^ r^ {7.}a Soyez soumis a vos préposés, car ils veillent comme devant rendre compte de vos âmes, v .

La puissance ecclésiastique est-elle en droit aiÂSsi bien que la sécxdière de nous obliger en conscience? Oui, parce que l'une et l'autre sont également établies de Dieo.

Que dit V Apôtre? (Rom. xv, v. %) « Ceux oui résistent aux puissances résistent à l'or- (Ire de Dieu » et ceux qui y résistent s'acquièrent la damnation. »

Que dit-il déplus? « Soycx soumis « non

seulement par crainte,, mais aussi par conscience. »

Que suit-il de ces passages? Qu on est obll* gé en conscience de garder les commandements de l'Eglise.

Mais les commandements de r Eglise me sont que des commandements des honunee. On est obligé de garder les commandements det

hommes, quand Dieu l'ordonne.

Donnez-en une comparaison* Le eomman-

dément d'un père ou d'un magistral n^esl

qu'on commandement bamain; néamsoins

on est oîblîgé de garder Tun el l'autre , parée

que Dieu 1*^ ordonné.

Ackevex*la comparaison. De ménse esl-^n

obligé d'obéir à 1 Eglise f parce que IMen Ta

ordonné.

Le Sauveur ne dit-il pQe(}Mai.xr,v.%):

« Cest en vein qu'ils me eertent, eux qui en^

seignent des eommandemente humaine t Le

Sauveur ne parle ici que des eornnsandt mcnts

qui sont on contre la loi de Dieu, ou vains et

inutiles.

§ 3. ^ quoi servent les commandements de

l* Eglise ? A nous faire mieux observer les

commandements de Dieu.

Comment cela ? Dieu nous ordonne de lui

rendre le culte qui lai est dû, déjeuner, de

nons confesser et de communier , et rBg;K>e

nous en fixe le temps et la manière de lo

faire.

L'Eglise ar4-^le droit d'instituer des jours

de fêtes ? Elle n'en a pas moins que l'Eglise

judaïque.

Où trouve-t^n dans VAncien Tntamtnt

des fêtes de commandement institues par fa

synagogue ? Dans le livre d*Esther, chap. t%

et dans le dernier ch pïtre du livre de Judith» Comment proucex-^vous encore qtse l'Eglise

peut instituer des fêtes de commandement f Si

elle n'avait pas ce droit, elle n'aurait du or-

Si9

Xlll. DE L*OBËiSSÂNCË DDE À LÉGUSE

ionner de chAdicr k dimanefae aa lies du éciincdi.

. VEglist pe9fi-ene aussi instituer des jours de jeûne ? Oui , cl samt At^usiio laxe Aérias d*liérésic peur avoirdispulé cedroità rSglise. L'EfUsepeui^etle nous défendre Vusage de tsrUrines nourritures? Ooi , comme die le fit dès le temps des apôtres.

Quelle nourriture défendit-elle alors ? Le saiif^ eCles fîaiMies suffoquées ( Act. xxr ).

Les Chrétiens d*alors eussent-^is péché en usant de ces nourritures? Sans doule , par.cc qu'ils eussent violé le commandemeiil de TË^glise^

N^èussent^s pas pu dire que rien de ce qui entre par la bauche ne souiHait l'homme? On lour eût répondu qnp ce n'était pas la nourrUure , mais la désobéissance qui rendait rhomme immonde.

Quedoivetit dvnc répondre les catholiques, lorsque les luthMens leur font aujourd'hui h même feprocke? Que ce n est pas la nourriture, mais la désobéissance qui rend l'homme immonde.

Ùe quelle nourriture parle le Seigneur lorsau il dit ( Matthn xv, t?, 4 1 ) : Ce ym entre par ta bouche ne rend pas Vhomme immonde ? Il :1e de celles qu^n prend sans avoir lavé e* mains auparavant , et nullement de celles qu'on prend contre le précepte.

§ 3. Pourquoi V Eglise nous défendrelle Vusaqe de la viande en de certains jours? Pour châtier le c(Hrps.

La viande est-elle une ncmrriture qtn en elle-même soit immonde? Non; c*esrtunc créature de Dieu, dont on peut oser avdc action de grâces.

ifui est-^e qui enseigna autrefois qu'elle était immonde et une créature du démon ? Les marcionites et les manichéens.

Comment Vap&tre nomme*t-il cette dottrtne? Une doctrine diabolique.

Y a-^t-U longtemps que les chrétiens s'abstiennent de la viande deux jours par semaine? Depuis. le commencement du christianisme.

D'oà le savez^vous? De saint ïlpiphane (Caiéeh.).

le^t

Me

L apôtre ne dit-il, pas au même cAop. ii, V, 16 : Que personne ne vous juge «tir le manger ou sur le boire , ni sur les félcs ? 11 ne parle ici que de la loi judaïque , dont les cfarétH^as doivent être affranchis.

Ne dit^il f>as (2 Cor. m, v. 17): Là rà est V Esprit de Dieu , là se trouve la liberté. Pour-quoi donc s*assuiettir aux lois de VEplise? « Soyez libres , dit saint Pierre (1^ Ëp.chap. y, V. 16) ; mais que la liberté ne vous serve pas de voile pour couvrir votre malice, d

S k. Qui est-ce qui a étitbli le carême? Ce sont les apôtres.

Comment le prouvez-vous? Premièrement,

Î^ar la règle de saint Augustin , et en second ieu par le témoignage des pères.

Quelle est la regrle de saint Augustint (Up. 18.) « Tout usage reçu dans TËglise universelle , et dont on ne trouve Tonginè chtz au* cun évéque , ni chez aucun pape , ni dans aucun concile, doit être r<«garaé€Omme d^in^* slilulion apostolique. »

Que prouve celle riole ? Que le carême, qui est reçu dans toute 1 £glise , et dont on n6 trouve l'or iginc chez aucun évéque, ni chez aucun'pape , ni dans aucun concile , est aussi d1nstît4ilion apostolique.

Que faut-il répondre aux adversaires qui prétendent que c'est le candie de Nicée qui a introduit le carême? «fCela ne se peut, vu que Tertullien et Origène , qui vivaient bien avant ce concile , font déjà mention du carême.

Savex^otis quelque smnt pire qui dise ex* pressément que les apôtres aient institué le carême? Saint Jéréme et saint Léon le disent formellement.

Citez-nous saint Jérôme (Epist. ad Marcel.). «Nous observons un jeune de quarante jours , suivant rinslitution apostolique. »

Et saint £<fcm(Serm.9doJejun.).ffGcsont les apôtres qui par inspiration du Saint-Esprit ont établi le carême. »

Etait^ondès lors obligé au jeûne ?0n\ , dès lors on y était obiia;é«n conscience.

Que dit saint Jérôme? (Epist. cit.) « Les montanistes jeûnent trois carêmes , et nous n'en jeûnons qu'un ; non qu'il ne soit permis

BUes-^nous ses paroles? «Il est ordonné de j[eûner toute l'année, mais antre chose est par la loi anostolique de jeûner deux jours ^ de jeûner de son propre choix, et autre choso

par semaine. »

A't^an toufinars fait abstinence le vendredi et le samedi par toute l'Eglise? Non ; en quelques «idroits cela se pratique le mercredi et le vendredi.

Que dit saint JérAme ? nH faut en cela se conformer à l'usage de chaque pays. »

JPourquoi les Orées le faisaient-xls le mercredi et le vendredi ? Parce que Jésus-Christ fut vendu le mercredi , et qu'il mourut le vendredi.

Pourquoi le faisons-nous le vendredi et le samedi Y En l'honneur de la mort et de la seplilliire de Jésus^Christ.

L'apôtre ne bléme-t^il pas les Colossiens de ce qUMê disaient ; N'y touchez point, n'en mangez point? L'apôtre ne les blâme que parce qiTils le disaient daas l'esprit de l'ancienne loi.

Catêch. Philos. 1.

de jeûner parce qu'on y est obligé. »

Que dit saint Augustin? <x II est libre de jeûner en d'autres temps , mais c'est pécher que de ne pas jeûner en carême. »

§ 5. Pourquoi les apôtres ont- ils institué le carême ? 1* En Thonneur du jeûne de Jésus- Christ ; 2* en l'honneur de sa passion , et S"* pour nous mieux préparer à la fête de Pâques.

Comment faut-il jeûner ? U faut, 1* s'abstenir du gras ; 2* ne prendre qu'un repas par jour ; 3^ prendre son dtner vers midi.

Ifcst-il pas permis de manger le soir selon son appétit ? Non ; il faut se contenter d'une petite collation.

De quelle nourriture doit-on user à la collation? D'une nourriture légère, de fruits, ou de quelque autre dessert.

Est-il défendu à ceux qui ont Testomac

IDix-huit.}^

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