CHAPITRE Vm
D. La grâce détruit-elle la nature?
R. La grâce ne détruit pas la nature a laquelle elle càl divinement surajoutée; au contraire, elle la suppose, Télère et la perfectionne. :..#.. J 1
D, En Qst-il de même de la foi et de la
raison? , ^ • . . ^ .
R. il en est de même de la foi et de la raison. La foi surnaturelle ne délrutt point la raison naturelle à laquelle elle est divinement surajoutée; au contraire elle la suppose, l'élève et la perfectionne, en lui offrant un ensemble infini de vérités plus hautes avec une règle sûre pour ne pomt s'égarer.
D. En direz-vous autant de la philosophie
el de la théologie? t .ua i •
R Oui , ic dis de même : la théologie ne détruit point la philosophie; au contraire elle la suppose et la perfectionne, en lui donnant une règle jûre pour se tenir dans ses limites, et ne s'égarer ni au dehors m au
dedans. .. • . .
D. N'est-on pas plus libre dans la raison et dans la philosophie que dans la foi et dans
la théologie? , , , ., u- .,
R. Dan» la raison etdansla philosophie on
n'est pas plus libre que dans la foi et dans la
tneoloRie; au contraire on Test moins, et je
le prouverai en vous interrogeant à mon tour.