CHAPITRE X
D. Quel est le second motif qui vous engage à croire au sens commun ?
R. C'est la nécessité, qui, non sculomcnt m'engage, mais me force d'y croire.
D. Comment la nécessité vous force-t-ella de ztQiTt au sens commun ?
im S£Ns cwmuN.
R. Parce que si on ne croit pas au sens commun il n'y a plus de société , plus de josticcy plus (le langage , plus de certitude, plus de raison.
D. £h bien, jusouelà, êtes -vous libre dans le domaine de la raison 7
R. Non; car, si je veux être raisonnable. Je ne suis pas libre d*admctte ou de n'adtnettre pas le sens commun ou le fonds de la raison humaine.
D. Mais-éles vous libre de vouloir ou non être raisonnable?
R. Je ne suis pas plus libre de vouloir être raisonnable que de vouloir être heureux.
D. Etes-vous libre de croire où non aux premiers principes de la raison humaine, aux axiomes ; comme. Le tout est plus grand que sa partie?
R. Je ne suis pas plus libre d'y croire ou de n'y croire pas que de vouloir ou ne vou* loir pas être raisonnable.
D. Etes-vous du moins libre de croire aux conséquences naturelles de ces premiers principes ?
R. Je ne suis pas plus libre pour les conséquences' que pour les principes mêmes qui les renferment.
D. En quoi donc êtes -vous libre jusque là dans le domaine de la raison et de fa philosophie ?
R. Jusque là je ne vois pas que je sois libre en rien, du moins si je veux être raisonnable en effet. *