‹ Cathédrale de BayeuxChapitre 8 sur 33 · ÉCRASEMENT DES PILIERS. — PREMIERS TRAVAUX · texte numérisé non relu

ÉCRASEMENT DES PILIERS. — PREMIERS TRAVAUX

Avant de commencer la description des travaux que nous avons dirigés, nous devons faire connaître les désordres successifs qui les ont nécessités et indiquer les mesures prises avant notre arrivée.

Les premiers signes de ruine, dans la tour centrale, dataient de loin; on peut conclure, en effet, des termes dans lesquels 41sr d'Harcourt propose au chapitre de se charger de construire la tour octogonale et du soin avec lequel il décline la responsabilité d'un malheur possible, qu'à la suite de la construction de la tour carrée (1427), il s’était produit dans les piliers un tassement qui, en 1477. inspirait des craintes sur leur solidité et faisait douter de la possibilité de les charger, sans danger, d'une nouvelle construction. C’est, probablement, vers cette époque que se produisirent des déversements dans les piliers de la croisée et des.lézardes dans les murs Est et Ouest de la tour.

Nous venons de voir aussi que, deux siècles et demi après, Moussard se préoccupait de l’état des piliers et modifiait ses plans pour ne pas les surcharger. Grâce à sa prudence, les tassements et les écrasements furent insensibles pendant tout le cours du dix-huitième siècle; mais, au commencement du dixneuvième, le mal fit des progrès. En 1824, M. Ilarou Romain, architecte du département, chargé de l’entretien de la cathédrale, appela l’attention de l'administration sur les signes d’écrasement qui se manifestaient dans les piliers, et

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