‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 100 sur 400 · VALIDITÉ DE LA BULLE DE DISPENSES · texte numérisé non relu

VALIDITÉ DE LA BULLE DE DISPENSES

riage, racceptation de ce serment de la part du roi, et enfin la bulle souveraine de dispense du pape Jules IL

S'il y eut discussion à ce sujet, au conseil du roi, ce ne fut, en quelque sorte, que pour attester avec quelle connaissance de cause funanimité de ce conseil se prononça en faveur de la légitimité de l'union entre Henri VIII et Catherine, infante d'Espagne et veuve du prince Arthur.

Cependant, sans s'appuyer ostensiblement sur autre chose que sur sa volonté propre, et ne paraissant avoir obéi qu'à ses inspirations personnelles, Henri VIII conduisit à l'autel, à Greenwich, le 11 juin 1509, la princesse Catherine d'Aragon, qui était depuis longtemps sa fiancée. On remarqua que la jeune épouse portait les cheveux flottants et la robe blanche , ce vêtement des vierges que s'interdisent les veuves ^ Cela était significatif.

Pour la nouvelle reine, après tant de luttes et de souffrances, le mariage en lui-même était plus qu'une compensation et une revanche, c^était un triomphe. Mais à ce triomphe si mérité se joignaient les satisfactions intimes et les pures jouissances du cœur. Elle aimait . Henri VIII, et, à ce moment, elle en était sérieusement aimée. Au surplus, on doit reconnaître qu'après le règne sombre et morose de Henri VII, il y eut comme un immense soulagement dans toute l'Angleterre, lorsque Henri VIII monta sur le trône : il semblait réaliser l'idéal de la royauté. Tout le monde était sous le charme de ce roi si populaire, même ceux qui furent obligés

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