‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 99 sur 400 · Lettre du 11 mars · texte numérisé non relu

Lettre du 11 mars

ENTRE FERDINAND ET l'aNGLETERRE. 87

Il cherche par tous les moyens à gagner, et, si on le peut dire, à amadouer le jeune roi : ainsi le premier secrétaire d'Etal Almazan écrit, par son ordre, à la princesse de Galles K

« Aussitôt que la mort de Henri YII a été connue, « le roi Ferdinand s'est montré disposé à accorder au « roi actuel tout ce qu'il avait refusé à son père. Le roi « Ferdinand communiquera au roi Henri tous ses se- « crets : en retour, il s'attend à ce que le roi Henri n'ait « rien de caché pour lui. Cette confiance absolue est « nécessaire, afin que le roi Ferdinand donne ses avis « sur toutes choses au roi d'Angleterre. »

Ferdinand lui-même, dans ses lettres, directement adressées par lui à sa fille, témoignait le plus affectueux dévouement à son gendre. H se disait prêt à se mettre à la tête d'une armée, s'il le fallait, pour aller en Angleterre défendre les intérêts de ses enfants. Il faisait remettre à Henri VIII divers présents, comme gage de son amitié ^.

Mais toute cette politique destinée à capter le jeune roi n'était pas nécessaire : l'un des premiers actes de Henri VIII avait été d'assembler son conseil pour le consulter au sujet de son union avec l'infante d'Espagne. Warham, archevêque de Gantorbéry, fit valoir l'objection tirée de la parenté des parties.

Gette objection fut victorieusement réfutée. On invoqua en faveur de la validité du mariage de Henri VIII et de Catherine d'Aragon le serment de cette princesse au sujet de la non-consommation du premier ma-

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