‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 11 sur 400 · XVI INTRODUCTION HISTORIQUE · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION HISTORIQUE

Londres. Un jour, las d'une captivité qui menaçait d'être sans terme, ce jeune prince tenta de s'évader. On assimila cette tentative innocente à un crime de haute trahison. Le malheureux prince fut condamné à mort, Henri VII ratifia l'arrêt qui reçut son exécution.

La vie privée de ce monarque fut exempte de désordre : mais il montra peu de prévenance et témoigna peu d'affection, du moins au commencement de son mariage, pour la reine Elisabeth. Le prieur de Santa-Gruz dit qu'il regarde cette princesse comme la plus noble femme de l'Angleterre et qu'elle fut condamnée à la plus triste et à la plus misérable existence. Seulement il donne à entendre que, dans cette circonstance, c'est moins le roi lui-môme qui était le tyran et l'oppresseur que sa mère la comtesse de Richemont,femme altière et impérieuse K

Le roi Henri avait peu d'amis dans les hauts rangs de la société anglaise, ses goûts étaient moins relevés. Il traitait comme un ami véritable le docteur Puebla, ambassadeur d'Espagne, qui lui-même n'avait guère de liaison avec aucune autre personne que le roi d'Angleterre.

Henri VII était égoïste et cupide. Comme les avares et les usuriers de profession, il enterrait son or ou le

1. C'était une princesse charitable et pieuse : elle protégeait les lettres -. mais on peut avoir des vertus avec un caractère difficile. On peut même réunir les plus éminentcs qualités et être une mauvaise belle-mère.

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