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EXCUi^ES DONNEES PAR SES APOLOGISTES. 115
rait cru voir dans ce qu'il désirait une véritable oblirjation morale. Puis un ambassadeur français, en venant, au nom de son maître, demander la main de Marie, aurait élevé des doutes sur la légitimité de cette jeune princesse, et ces doutes, une fois soulevés, devaient être publiquement et légalement résolus ^
Nous aurons des explications à donner sur la prétendue initiative prise dans cette affaire par l'ambassadeur, évoque de Tarbes. Mais que la raison d'État ait été le motif premier et prédominant de l'attitude hostile prise par Henri contre Catherine, c'est ce que nous ne salirions admettre.
Avant même l'ambassade de l'évêque de Tarbes , Henri, épris déjà d'Anne de Boleyn, depuis deux ou trois ans, avait consulté des docteurs en droit canon sur la question de la validité de son mariage, et il ne cherchait alors, pour justifier son désir d'en demander l'annulation, que des raisons purement théologiques, tirées du droit divin. Il faut en revenir à dire avec Bossuet -, qu'il appela sa conscience au secours de sa passion.
Mais on soutient que Henri VIH s'était fait illusion, et qu'il était de bonne foi ; car on finit ordinairement par s'abuser soi-^meme, en croyant agir par des motifs désintéressés quand on n'obéit qu'à des sentiments personnels.
De pareilles considérations tendraient à justifier bon nombre de criminels, qui parviennent à se séduire euxmêmes par d'ingénieux sophismes. Henri VIII. qui so