‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 138 sur 400 · SON PORTRAIT, SES SUCCÈS A LA COUR · texte numérisé non relu

SON PORTRAIT, SES SUCCÈS A LA COUR

Quant à Anne, dès lo2J, le cardinal AVolsey voulut la faire rappeler en Angleterre , mais c'était par un motif très avouable et tout à fait conforme à une saine politique. Il y avait eu, depuis Talliance de William Bolevn avec les Butler d'Irlande, des inimitiés entre les deux familles. Celle des Bolevn dut recueillir sa part dans l'héritage du comté d'Ormond. Les Butler avaient soutenu, avec une inébranlable lovauté, la cause des rois d'Angleterre contre les Irlandais. Wolsey crut qu'on pourrait terminer leurs vieilles querelles en mariant Anne de Boleyn avec Sir Piers Butler. En conséquence, après avoir reçu l'autorisation du roi, il écrivit au comte de Surrey, oncle de cette jeune fille, de sonder le comte d'Ormond, père de Sir Piers, pour savoir s'il consentirait à ce mariage. Le comte parut accueillir cette ouverture. L'affaire languit sans recevoir de solution, jusque vers la fin de Tannée lo2i. Anne, elle-même, se rendit en Angleterre en lo22, avant la fin de l'hiver, sans doute parce que Wolsey lui avait fait dire de hâter son retour ^

Quand elle parut à la cour et qu'elle y obtint des succès, elle conçut plus d'ambition encore que Ton n'en avait eu d'abord pour elle '^.

« loco apiid le habiiisli. » Poli Epist. lvi cl lvii- — Ab codeiii Poa- « tifice magnâ vi contendebas, ut libi licerel ducero uxoremeju?, qux « tua concubina fuisset. » Traité de l'unitc de l'Eglise, du mémo auteur, imprimé eu 1535-153G.

1. « Slalo papers, » pp. 309, 37-2, 7ii. — Introduction, tome I Y, p. ccxxxviii, par le docteur Brewer.

2. On a prétendu que, quoi(jue bien jeune encore, Anne de Boleyn avait eu en France des aventures scandaleuses, 'el qu'on l'avait aj^jDelée la hacquenée du rui François F''. Mais ici encore, Sanders se fait l'écho de certains pamphlets du temps dont on doit se méfier.

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