ALLIANCE AVEC LA FRANCE ET MARL\GE PROJETÉ
Wolsey donna à entendre que, dans le cas où Ton voudrait une alliance matrimoniale moins retardée , on pourrait, sans renoncer pour l'avenir au mariage de Marie Tudor avec le duc d'Orléans, demander pour le jeune duc de Richemond la main d'une princesse française. Gomme Marguerite, veuve du duc d'Alençon, venait d'épouser le roi de Navarre, il ne pouvait plus être question que de Renée de France, sœur de François P^
Suivant les historiens anglais, cette demande inattendue, cette espèce de changement de front, auraient beaucoup embarrassé le» diplomates français. Suivant, au contraire, les dépêches de nos ambassadeurs, cette proposition ne fut pas acceptée comme sérieuse, et on ne fit pas seulement mine de F écouter ^ Enfin le cardinal en revint à demander que, si François I" ne croyait pas pouvoir épouser lui-même la princesse de Galles, elle se mariât avec Louis d'Orléans, encore prisonnier en Espagne, lequel viendrait vivre avec elle à la cour d'Angleterre, et que Henri VIII s'engagerait à ne pas donner sa fille à un autre, jusqu'à ce que le jeune prince fût en état d'accepter ou de refuser. On voit que personne ne pensait à faire des objections contre la légitimité de la princesse Marie. On ne la mettait même pas en question.
D'un autre côté, Henri VIII s'engagerait à faire tous ses efforts pour obtenir, par des moyens pacifiques, la mise en liberté des enfants de France, et à ne déclarer la guerre à l'empereur que si tous ces efforts échouaient.
1. Voir V Histoire du divorce de Henri VIII, par J. Legrand, lomo ^f, p. 48, et le troisième volume des pièces juslilicutives au<[uol il renvoie.