‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 145 sur 400 · G2 DIFFICULTÉS SUR QUELQUES CLAUSES DU TRAITÉ · texte numérisé non relu

G2 DIFFICULTÉS SUR QUELQUES CLAUSES DU TRAITÉ

Dans tous les cas, une alliance perpétuelle était formée entre les rois de France et d'Angleterre et leurs successeurs, moyennant les conditions ci-dessus mentionnées.

Quant à Wolsey, qui connaissait les prétendus scrupules de Henri Vlll, il n'était pas sans crainte pour l'avenir. Cependant, il pensait que, quand même la cour de Rome annulerait le mariage de ce prince avec Catherine d'Aragon , elle réserverait la légitimité des enfants issus de ce mariage, comme elle l'avait fait Souvent en de pareilles circonstances. 11 espérait, au surplus, que le pape saurait quelque gré à Henri VHI des efTorts qu'il ferait pour obtenir de Charles-Quint sa délivrance, ou de grands adoucissements à sa captivité dans le château Saint-Ange.

Cependant, il s'élevait je ne sais quels obstacles secrets à la conclusion du traité. On sentait là une sourde influence des amis de l'empereur, nombreux et puissants à la cour du roi d'Angleterre, lesquels se mettaient à la traverse d'une alliance plus intime avec la France. De plus, les ambassadeurs français, expliquant ou modifiant des conditions qu'ils semblaient avoir acceptées, insistaient pour que le mariage projeté eût lieu avec François I", et non avec son fils, et qu'en conséquence on laissât partir plus tôt la princesse. A leur grand étonnement, Wolsey leur dit que le roi et son conseil venaient d'apprendre que François I" avait pris le parti d'épouser Eléonore d'Autriche. Wolsey ajoutait que si ce mariage s'accomplissait, Henri VHI refuserait de s'engager à faire la guerre contre l'empereur.

Ces difficultés menacèrent de rompre les négociations. Le vicomte de Turenne écrivait à la cour de France :

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