‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 147 sur 400 · CONCLUSION DU TRAITÉ · texte numérisé non relu

CONCLUSION DU TRAITÉ

déjà reçue cette jeune personne à peine âgée de douze ans. Mais dans cette même soirée, où Henri VIII n'avait d'abord semblé occupé que de faire briller sa fille, il aborda avec les ambassadeurs français une question délicate, celle du voyage de France, qu'il désirait faire en personne , pour voir François I" et donner à ses traités avec lui un dernier complément. Les ambassadeurs lui répondirent qu'il pouvait bien confier ce soin au cardinal, dont il appréciait justement le zèle et la capacité. Le roi répliqua vivement : « Oh! c'est que « j'aurais à communiquer à votre maître des choses « que Wolsey lui-même ne sait pas, ou ne sait que « très imparfaitement. » Sans doute, il ne s'agissait plus là ni de paix ni de guerre, mais de V affaire secrète qui lui tenait tant au cœur ^

Le 30 avril, le traité ayant été signé et scellé du grand sceau, il fut convenu que les hérauts d'armes des deux rois, Poyntz et Glarenceau, seraient envoyés un peu plus tard en Espagne avec l'évêque de Tarbes pour porter à l'empereur une déclaration de guerre et un défi.

Le 4 mai, il y eut à Greenwich une réception solennelle où le roi parut assis sur son trône, ayant à ses côtés le cardinal Wolsey et ses principaux ministres, les ambassadeurs du pape, ceux de Venise. Derrière le trône, étaient rangés les chevaliers de la Jarretière, en grand costume. Les ambassadeurs français furent introduits et l'évêque de Tarbes, se tenant au pied du trône, debout et la tête découverte, adressa au roi une

1. Correspondance de Dodieu, Introduct. , par Brewer, p. ccix, tome IV, déjà cité.

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