RÉCEPTION SOLENNELLE ET FÊTES A GREENWICII. IC
harangue en latin, à laquelle le roi répondit en complimentant les ambassadeurs et en remerciant Dieu de l'heureuse issue des négociations. Le lendemain une messe fut célébrée par l'évêque de Londres. Et enfin tout se termina par une fête splendide, où figurèrent comme poètes Wyat et Rastall ^, et où Hans avait fait l'office de peintre, Holbein celui de décorateur. On y rompit trois cents lances avant le souper ; après un magnifique repas où assistèrent la reine et les princBsses, il y eut des danses à caractère qui durèrent toute la soirée. Vers minuit, le roi et le vicomte de Turenne disparurent quelques instants, et revinrent avec six autres gentilshommes, déguisés en seigneurs vénitiens, ayant chacun une dame pour partenaire. Celle du roi fut Anne de Boleyn !
L'évêque de Tarbes ne manqua pas de relever ce fait dans sa correspondance diplomatique -.
1. Le poète Rastall avait épousé la sœur de Thomas Morus : Henri dépensa pour cette fête 8,000 1. sterlings.
2. Voir le iroisième volume de V Histoire du divorce, par Joachim Legrand.