‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 153 sur 400 · CONSÉQUENCES DE CE DÉFART · texte numérisé non relu

CONSÉQUENCES DE CE DÉFART

expressions affectueuses dont ce prince se servait avec elle, elle parut éprouver une douce surprise et une vive émotion ; elle put reconnaître alors qu'on lui avait donné des préventions non fondées contre l'empereur; on lui avait fait croire qu'il Toubliait, et n'avait pour elle qu'une froide indifférence. Ces insinuations étaient dues sans doute à Wolsey et à Henri luimême ^.

La reine lui sembla très blessée des procédés qu'on avait pour elle. Non-seulement on la tenait à l'écart des affaires publiques, mais encore on lui laissait ignorer tout ce qui pouvait l'intéresser personnellement.

A ce propos, Mendoza dit à la reine qu'à son grand regret, il ne pouvait pas, auprès de Henri VHI, faire intervenir en cette matière le nom et l'autorité de Charles- Quint, car cela lui serait à elle-même plus nuisible qu'utile; mais il tâcherait de la tenir au courant de tout ce qu'il saurait, et ne lui marchanderait ni ses conseils ni son appui.

Vers le même temps, Mendoza écrivait encore à Charles-Quint pour lui demander ses instructions au sujet de la conduite à tenir avec la reine. Quant à la question de guerre ou de paix, le légat Wolsey, partant bientôt pour la France, n'aura pas, dit-il, le temps de recevoir nos propositions d'alliance. Il déplore ensuite que l'opinion de la reine en faveur de la paix avec l'empire ne soit plus comptée pour rien dans les conseils de Henri YIII. La correspondance de Mendoza atteste

l. Lettres de Mendoza des l*^"" et 18 mars [btl; voir \o Cale ndar, etc., Tome II de la deuxième partie. — Gayangos, ^■^ iv, m et pp. 183 et 186.

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