‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 156 sur 400 · J78 THÉOLOGIENS CONSULTÉS SUR LE DIVORCE · texte numérisé non relu

J78 THÉOLOGIENS CONSULTÉS SUR LE DIVORCE

tractions que Wolsey avait envoyées en Espagne aux ambassadeurs anglais, et qui leur enjoignaient de présenter les choses sous un jour entièrement faux. Elle dut être confirmée par le rapport verbal de Philipps à l'empereur, qui sut dès lors à quoi s'en tenir. Il ne pouvait plus être trompé par la politique cauteleuse de Wolsey et de Henri VIII.

Dans une autre lettre peu postérieure à la précédente \ Mendoza annonce le retour immédiat de l'éveque de Tarbes en France, et le départ assez prochain de Wolsey, et il ajoute : « Le projet contre la reine d'An- (( gleterre se poursuit secrètement ; mais, si l'affaire se « traite suivant les formes légales, il s'écoulera encore « au moins deux ou trois mois avant que rien soit no- « tifié à la reine. Je pense qu'il y aura dans la réunion *( des théologiens et jurisconsultes plus de voix pour (( elle que contre elle, car elle est aussi aimée dans tous « les rangs de la société que le légat W^olsey est haï (( universellement. »

Voici, suivant un chroniqueur contemporain, ce qui se passa dans la réunion dont parle Mendoza, et dont il ne put pas bien savoir le résultat, à cause du secret profond qui avait été recommandé à ceux qui en faisaient partie.

V La docte assemblée de théologiens, qui fut consultée par Wolsey pour se couvrir de leur autorité et échapper à une responsabilité personnelle, se composait, nonseulement d'évoqués et de prélats, mais de jurisconsultes, versés à la fois en droit canon et en droit civil ; elle déçut complètement les espérances du cardinal et du

Page 1