CHARLES -QULNT PREND LE PARTI DE SA TANTE
« reine, n'ayant que Tempereur pour lui venir en aide, a voudrait, si elle le pouvait, expédier un messager spé- (L cial en Espagne, mais le gouvernement anglais est a si soupçonneux que ce messager ne pourrait peut-être a pas parvenir h s'embarquer et à passer la mer. D'ailtt leurs, au point où en sont les négociations diplomatia ques entre le roi d'Angleterre et l'empereur, une telle a démarche pourrait être compromettante. J'ai donc ce été d'avis que la reine se contentât de vous écrire une (( lettre pour vous dire où en sont ses affaires d'inté- « rieur i. »
La reine avait fait savoir à Mendoza qu'elle désirerait que le pape retirât à Volsey ses pouvoirs de légat. Mendoza appuie fortement ce vœu et conseille à Charles- Quint de faire ses efforts pour obtenir la disgrâce de ce cardinal en cour de Rome. Il voudrait qu'on fît à cet homme d'État, qu'il déteste cordialement, une guerre ouverte. « Il serait plus profitable, dit-il, de l'avoir pour ennemi déclaré que de trouver en lui un faux ami, comme il l'est maintenant. Si l'empereur pouvait amener la chute complète de ce ministre, ce serait pour Sa Majesté un brevet de popularité en Angleterre. »
Néanmoins il insiste toujours sur les inconvénients qu'il pourrait y avoir à ce que Charles-Quint et son ambassadeur parussent s'interposer entre Henri VIII et sa femme : il craint qu'on n'irrite ainsi ce prince en pure perte.
Cependant, son langage change sur ce point, et son attitude se modifie, quand il reçoit de l'empereur des instructions précises sur la nécessité d'agir à visage