CIIAR1.ES--QUINTAG1TEN MÊME TEMPS AUPRÈS DU PAPE
découvert, pour protéger sa tante. Gharles-Quint croit qu'il y va de Thonneur de son sang et de sa race. Il écrit donc au roi une lettre à la fois mesurée et ferme, afin de réclamer pour la reine la continuation des éo-ards qui lui sont dus. Cette lettre, Mendoza la portera au roi Henri VIII; il se propose de lui faire cett'e communication avec beaucoup de circonspection et de précautions diplomatiques. « Le morceau, dit-il, doit lui « être servi au plus tôt, quelque répugnant qu'il puisse « -être pour son palais, et quoiqu'il n'y puisse trouver « qu'une amère saveur ^ »
Mendoza a toujours quelques craintes sur l'effet du message de Gharles-Quint à Henri VIII. « Ce roi est tellement aveuglé par sa passion qu'il se révoltera violemment contre tout ce qui pourra le contrarier ; mais sans doute Sa Majesté impériale a agi comme il convenait à son esprit de famille et au sentiment de sa dignité, sans se préoccuper des inconvénients politiques qui peuvent résulter de cette démarche ^. »
Il semble que, la glace étant brisée entre Catherine et Henri VIII depuis l'entretien de la fin du mois de juin, la situation de cette princesse ne pouvait guère empirer. Mais ce qui était menacé fortement, c'étaient les bonnes relations politiques des deux monarques, c'était enfin la continuation de la paix. C'est par ce motif surtout que Mendoza appréhendait de pousser à bout le roi d'Angleterre.
D'un autre côté, Charles-Quint informait son ambas-
1. Lettre du IG août 1527, Calendar, etc., édité par Gayangos, tome IV, pp. 326-327.
2. Cette démarche dut être faite; mais nous n'avons pas de lettre qui nous apprenne l'effet qu'elle produisit sur Henri VIII.