‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 160 sur 400 · CONSEIL PERFIDE DE GARDINER A MENDOZA · texte numérisé non relu

CONSEIL PERFIDE DE GARDINER A MENDOZA

sadeur que, dès le preDiier jour où il avait eu vent des projets de divorce, il avait agi à Rome auprès du pape pour le tenir en garde contre les intrigues de Henri VIII. Mendoza transmet ces renseignements à la reine, en déplorant^qu'elle n'ait pas des agents à elle auprès de la cour de Rome, et qu'elle ne puisse pas correspondre directement avec une personne sûre qui agirait en sa faveur auprès du souverain pontife. Du reste, il reconnaît que le peu de sûreté des routes eu Italie rend très difficile pour le moment toute communication régulière dans ce pays.

Quant à \ affaire du divorce en elle-même, Mendoza croit avoir découvert que ceux qui la conduisent sont embarrassés et modifient leur plan de campagne : ils ne se contentent plus de soutenir que le droit divin interdit d'une manière absolue le mariage entre beaufrère et belle-sœur, ils prétendent que la dispense accordée par Jules II a été obtenue sur de faux exposés.

Là dessus le docteur Gardiner, qui se dit très opposé au divorce et très grand partisan de la reine ^ vient trouver Mendoza et veut lui suggérer que le pape actuel pourrait parfaitement remédier à ce qui manquerait à la régularité de la dispense primitive et la confirmer par une bulle nouvelle. L'honnête Mendoza croit à la sincérité de Gardiner et ne flaire pas là une perfidie. Mais il est trop judicieux pour no pas voir que par une telle démarche on reconnaîtrait implicitement une défectuosité radicale dans l'acte de dispense accordé par Jules II, et que la reine s'engagerait ainsi dans une voie

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