‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 162 sur 400 · Voir la môme lettre du IG août 1527, pp · texte numérisé non relu

Voir la môme lettre du IG août 1527, pp

CATHERINE EST RASSURÉE. i 87

(( peut remédier au reste avec l'aide de Dieu. Je vous

« supplie de prendre en considération cette recomman-

(( dation très pressante, et je ne doute pas qu'en toute

(( autre matière, vous n'agissiez beaucoup mieux encore

« d'après votre propre initiative que d'après mes con-

« seils. Gomme je présume qu'avant même la réception

(( de cette lettre, vous aurez connu mes intentions par

« Inigo de Mendoza, je ne puis que m'en référer à la

« lettre écrite par moi à cet ambassadeur, ainsi qu'au

« message dont je charge François Philipps, déjà men-

(( tionné, message que Votre Altesse doit désirer con-

c( naître le plus tôt possible. Je ferai tout ce qui sera

« nécessaire pour protéger vos droits.

« Je reste votre neveu très affectionné K

(( Charles. »

La lettre est écrite de la propre main de l'empereur.

Rassurée par de tels témoignages d'affection et de dévouement, se sentant appuyée de loin par Charles- Quint, soutenue de près par Mendoza, Catherine crut devoir paraître, non-seulement résignée, mais satisfaite. De SOI) côté, le roi, quoique séparé d'elle à thoro^ la voyait souvent, la traitait avec une courtoisie et une douceur au moins apparentes. Il voulait faire illusion au public et à la reine elle-même afin de poursuivre sans être entravé ses intrigues et ses machinations secrètes. Catherine pourtant apprenait par Mendoza tout ce que l'on tramait contre elle : elle savait que Charles-Quint ne l'oubliait pas et ne cessait de travailler

1. Lettre du 27 août 1327. Calcndar, etc., r lilô par Gayangos, tom. IV, p. 3i5.

188 CATHERINE TACHE d'ORGANISER SA DÉFENSE.

pour sa cause à la courde Rome, enfin elle lui envoyait, quand elle en trouvait l'occasion, des messages confidentiels. Pendant ce temps, le roi poursuivait et organisait l'attaque, et la reine préparait et organisait la défense. C'était la guerre continuée sourdement sous les dehors de la paix.

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