‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 166 sur 400 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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CHARLES-QUINT MÉXAGE ^VOLSEY ET M ÈME HENRI VIII. 1 Îl7

la chaire de saint Pierre était entre ses mains ^. » A ces offres flatteuses, Wolsey, instruit par l'expérience 2, faisait la sourde oreille. « A Dieu ne plaise, répondait- il (( fièrement, que je me laisse influencer par de pareils (( motifs ! C'est assez pour moi que l'empereur ait l'in- « tention de replacer le pape actuel sur son siège avec la (c plénitude de son pouvoir et qu'il veuille rendre à l'E- « glisej^on ancienne splendeur ! »

Ainsi l'empereur et le roi de France se disputaient la faveur et les bonnes grâces de Wolsey : l'ambitieux cardinal voyait, pour ainsi dire, à ses pieds les plus grands monarques de l'Europe, il était entouré luimême d'une pompe royale. Mais l'ivresse du présent était combattue chez lui par les craintes de l'avenir.

Cependant l'empereur poursuivait la conclusion d'un traité de paix avec l'Angleterre, et, afin de gagner Henri VIII, il allait jusqu'à offrir la main de la princesse de Portugal pour le duc de Richemond. Mais François P"" devait faire encore plus de frais pour Wolsey que ne pouvait en faire Charles-Quint, et il proposait de meilleures conditions pour l'Angleterre : son alliance fut préférée.

D'ailleurs, tandis que Charles-Quint cherchait encore à gagner le cardinal par de belles promesses, il employait tous ses efforts à Rome pour lui faire retirer les pouvoirs de légat. C'est ainsi que les plus grands prin-

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