‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 17 sur 400 · XXVI INTRODUCTION HISTORIQUE · texte numérisé non relu

XXVI INTRODUCTION HISTORIQUE

dolid, par le connétable de Haro, son oncle, qui implora, en faveur du coupable, la miséricorde d'Isabelle. Cette princesse ne se laissa pas toucher par ces supplications ; elle pensa qu'il fallait absolument faire un exemple. Elle ordonna donc aux alcades de conduire publiquement ce jeune seigneur à travers la grande place de Valladolid, et là, de l'enfermer dans une cellule étroite où personne n'aurait accès. A la fin, sur les instances du roi lui-même, dont ce jeune prisonnier était le parent, elle consentit à échanger sa captivité contre un exil en Sicile, lequel dura plusieurs années 1.

Mue également par un sentiment de justice, quoique autrement appliqué, quand elle croyait qu'un homme éminent était comme désigné par son mérite à de hautes fonctions, elle se mettait en garde contre toutes les influences et contre ses propres afïections pour ne pas manquer au premier devoir de la royauté qui était de faire le meilleur choix possible dans Tintérêt public. Et ainsi, au jeune D. Alphonse d'Aragon, déjà archevêque de Saragosse , et recommandé chaudement par Ferdinand lui-même, elle préférait pour le siège primatial de Tolède le moine austère et pieux qui s'appelait Ximénès.

Mais là où se déployèrent au plus haut degré les grandes facultés de la reine, c'est dans la part qu'elle

ï. PrescoU, Ferdinand and Isabella, tome I<^'", p. 175-17G,

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