‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 172 sur 400 · CLÉMENT VII PPJSONNIER AU CHATEAU SAINT-ANGE · texte numérisé non relu

CLÉMENT VII PPJSONNIER AU CHATEAU SAINT-ANGE

les II. Ce n'est pas dans le moment où l'on demandait un acte d'autorité souveraine à Clément VII que l'on devait contester celle de son prédécesseur. On dut, dès lors, se contenter de soutenir, — et l'on revint, en dernier lieu, à ce système — que la bulle avait été obtenue sur!un faux exposé et qu'elle était par conséquent révocable. On peut résumer ainsi les raisons que l'on alléguait à ce point de vue pour en demander la cassation ou la nullité :

c( 1° On avait prétendu que le prince Henri avait demandé une dispense à Sa Sainteté pour épouser Catherine : cela était faux. Le prince n'avait alors que douze ans et n'avait pas pu agir en connaissance de cause ; 2" la dispense aurait été demandée au pape pour maintenir la paix avec les rois catholiques, Ferdinand et Isabelle; c'était une allégation insoutenable, car le prince se trouvait beaucoup trop jeune pour avoir ces vues d'homme d'Etat, et pour fonder un mariage sur des raisons politiques ; 3° la bulle portait que ce mariage était nécessaire pour entretenir la paix entre l'Angleterre et l'Espagne, mais c'était une fausse supposition. On avait fait entendre au pape qu'il arriverait quelque grande calamité, si ces deux royaumes n'étaient unis de nouveau par cette alliance. Cependant, quand même le mariage n'aurait été ni proposé, ni conclu, les deux rois ne se fussent pas fait la guerre, et il n'y avait à appréhender entre eux, à cette époque, aucune rupture prochaine. »

Mais la papauté avait dans le maniement des affaires ecclésiastiques des traditions dont elle ne voulait pas se départir. Le souverain pontife, séparé, comme l'était alors Clément VU, de sa chancellerie et de ses conseillers

Page 1