‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 174 sur 400 · LES PIÈCES DEMANDÉES PAR KNIGHT SONT EXPÉDIÉES · texte numérisé non relu

LES PIÈCES DEMANDÉES PAR KNIGHT SONT EXPÉDIÉES

ronnes au cardinal des Quattro santi, dont le palais avait été pillé lors de la prise de Rome par les impériaux^, mais le noble prince de l'Église renvoya avec indignation cette espèce de salaire corrupteur : il refusa également des cadeaux de tentures, de vaisselles et de chevaux, par lesquels on avait cru, en flattant ses goûts, pouvoir triompher de sa probité . De pareils exemples de désintéressement n'étaient pas rares à la cour de Rome, où il y avait alors beaucoup moins de corruption et de vénalité qu'on ne l'a prétendu.

Or, quand la commission et la dispense furent arrivées en Angleterre, ni l'une ni l!autre ne furent trouvées en règle. Toutes les deux furent déclarées nulles et de nul effet. Le cardinal des Quattro santi avait changé les termes de la commission et de la dispense de manière à leur ôter toute efficacité et à les rendre inoffensives ^. On n'avait pas compris d'abord la portée de ces changements qu'il avait faits à la minute primitive. Aussi Knight, qui était tout triomphant de son prompt et facile succès ^, fut-il très humilié de Téchec et du mécompte qu'il devait à son ignorance des formes de la chancellerie romaine.

Au surplus, voici en quels termes aurait été conçue par Henri VIII la commission donnée à Wolsey, pour laquelle on avait voulu surprendre la signature du pape, en abusant de ce qu'il était seul, sans ses employés et

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