LE PAPE POUSSÉ EN SENS OPPOSÉ PAR CHARLES-QUINT
D'ailleurs, s'il avait à craindre les 'extrémités auxquelles pourrait se porter Henri VIII, Clément avait aussi à compter avec Charles-Quint, qui agissait dans un sens absolument opposé à celui du roi d'Angleterre. Pendant que Knight et les agents de Wolsey tâchaient, au milieu des ruines de Rome et des souffrances du pape, prisonnier au château de Saint-Ange, de le circonvenir et de le préparer à consentir à l'annulation du mariage de Catherine, l'empereur n'oubliait pas de soutenir la cause de sa malheureuse tante ; il envoyait auprès du souverain pontife, sous le prétexte d'une mission ecclésiastique, le général des cordeliers, chargé, de sa part, de supplier Sa Sainteté de retenir la connaissance de cette affaire et d'empêcher qu'elle ne fût instruite et surtout jugée en Angleterre. Aussi, au milieu même de ses tribulations personnelles. Clément cherchait à étudier cette question difficile et à s'en rendre un compte exact et approfondi. Il ordonnait à Sanga, son confident et secrétaire intime, de lui faire un rapport sur les moyens invoqués dans la cause par les deux parties et sur leurs systèmes respectifs. Pondant ce temps, Henri VIII, voyant que sa diplomatie personnelle n'avait pas abouti, avait remis entre les mains de Wolsey la conduite de ses intérêts et de sa cause auprès du pape. Peut-être aussi, avant de lui rendre la plénitude du gouvernement, des choses extérieures, avait-il attendu Tissue d'une affaire où la personne même de Wolsey se trouvait personnellement en jeu.
Stafiloo, doyen de la cour de la Rote et fort renommé par sa haute science, aurait été prié par les rois d'Angleterre et de France de proposer un vicaire-général du Saint-Siège, pendant tout le temps que Clément VII