‹ Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglicanChapitre 19 sur 400 · XXVIII INTRODUCTION HISTORIQUE · texte numérisé non relu

XXVIII INTRODUCTION HISTORIQUE

tre les infidèles. Elle se disposait aie faire, quand Ferdinand revint brusquement : heureusement pour sa gloire , les Gortès d'Aragon lui avaient refusé des subsides.

Pendant que les Espagnols assiégeaient Baza, les munitions manquaient, le trésor était à sec;Ma reine engagea ses joyaux et ses bijoux personnels pour subvenir aux besoins de la guerre.

Néanmoins les Espagnols découragés allaient peu à peu abandonner le siège qui traînait en longueur, quand la reine se rendit elle-même au camp, accompagnée du cardinal Mendoza et d'une brillante escorte. A la vue de cette nombreuse cavalcade qui émergeait du sein des vallons, au bruit des acclamations enthousiastes de l'armée espagnole, les habitants de Baza, frappés de crainte et de stupeur, demandèrent à capituler.

Au siège de Malaga, on la voit encore payer de sa personne : elle veillait, avant tout, au bien-être du soldat; on l'appelait la mère des camps, mater castroriim. C'est elle qui établit, la première, des ambulances et des hôpitaux dans les armées. Elle présidait souvent en personne au pansement des blessés, au soin des malades.

Sous sa surveillance sévère, une grande décence régnait dans les camps; plus de jeux de hasard, plus de courtisanes, plus d'orgies nocturnes, plus de propos licencieux, plus de blasphèmes, et pourtant cette reine si austère continuait d'être très populaire parmi les che-

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